Y avait-il des sacrements dans la religion préhistorique ?

mardi 12 août 2014, par theopedie

En dehors de ce qui a été ou aurait pu être dans cette religion d’un point de vue palé-anthropologique, force est de constater que l’utilisation de symboles sacrés est universelle. Ainsi Saint Augustin dit que toute religion, vraie ou fausse, a ses signes ou sacrements visibles (Réponse à Faustus XIX.11). Aussi, les commentateurs de la Bible et les théologiens affirment quasi unanimement qu’il y avait des sacrements dans le cadre de la religion préhistorique et dans le cadre de la loi de Moïse, de même qu’il y a des sacrements de plus grande dignité dans le cadre de la loi de Christ.

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Religion préhistorique
À noter que la découverte d’idôles préhistoriques amènerait peut-être à revoir un certain optimisme théologique.

Dans le cadre de la religion préhistorique - appelé encore en langage théologique « le régime de loi naturelle » non pas pour exclure la révélation surnaturelle, mais parce qu’à l’époque il n’existait pas encore de loi révélée -, la liberté et le salut étaient accordés à travers la foi et l’attente d’un Libérateur à venir (« rédempteur »), et les hommes exprimaient cette foi par des signes extérieurs qui avaient alors valeur de sacrements.

  • Ces sacrements agissaient non pas par eux mêmes et « ex opere operato » mais « ex virtute fidei passionis Christi futurae ».
  • Ce que ces signes devaient être Dieu ne l’a pas déterminé (la révélation n’ayant pas commencé), laissant ce soin aux différents peuples, le plus probablement aux dirigeants ou aux patriarches, guidés dans leur choix comme dans leur adoration du Créateur par une inspiration intérieure du Saint-Esprit. (Cf. Thomas d’Aquin III : 60 : 5, ad 3)

Par la suite, cependant, il est devenu nécessaire de déterminer quels signes extérieurs devraient être utilisés comme sacrements. Ceci n’était probablement pas nécessaire immédiatement après la chute, en raison des premiers hommes qui, au sortir de l’animalité, avaient encore une intuition religieuse relativement claire. Mais à l’époque d’Abraham, où la foi s’était affaiblie (idolâtrie, dépravation), il convenait que Dieu intervienne et institue comme signe de foi le rite de la circoncision (Genèse 17).

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