Un catholique peut-il communier à une messe orthodoxe ?

mardi 27 mai 2014, par theopedie

En bref : A priori, un catholique peut communier à une messe orthodoxe. Mais il faut aussi respecter la croyance et les coutumes de cette Église qui ne l’accepte généralement pas. On évitera donc toute forme de tourisme sacramentel et l’on ne communiera chez les orthodoxes que pour un motif sérieux.

Un catholique peut communier chez les orthodoxes si les conditions suivantes sont réunies :

  • pour la croissance de sa vie spirituelle (à l’exclusion du tourisme sacramentel) ;
  • sans qu’il y ait d’ambiguïté possible (pas de syncrétisme, ou d’erreur) ;
  • s’il est impossible de participer à une messe catholique ;
  • si les sacrements sont valides (ce qui est vérifié dans le cas des Églises orthodoxes).

Voici plus précisément ce que dit le Vatican dans le directoire pour l’application des principes et des normes sur l’oecuménisme :

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Divine liturgie
Messe orthodoxe

122. Entre l’Église catholique et les Églises orientales qui ne sont pas en pleine communion avec elle, il existe toujours une communion très étroite dans le domaine de la foi. De plus, « par la célébration de l’Eucharistie du Seigneur en chacune de ces Églises, l’Église de Dieu s’édifie et grandit » et « ces Églises, bien que séparées, ont de vrais sacrements, surtout — grâce à la succession apostolique— le sacerdoce et l’Eucharistie [...] ». Ceci fournit un fondement ecclésiologique et sacramentel, selon la conception de l’Église catholique, pour permettre et même encourager un certain partage avec ces Églises, dans le domaine du culte liturgique, même pour l’Eucharistie, « dans des circonstances favorables et avec l’approbation de l’autorité ecclésiastique ». Cependant, il est reconnu que, en raison de leur propre conception ecclésiologique, les Églises orientales peuvent avoir une discipline plus restrictive en la matière et que les autres doivent la respecter. Il convient que les pasteurs instruisent soigneusement les fidèles pour qu’ils aient une connaissance claire des raisons particulières de ce partage dans le domaine du culte liturgique, et des différentes disciplines existant sur ce sujet.

123. Lorsqu’une nécessité l’exige ou qu’un véritable bien spirituel le suggère et pourvu que soit évité tout danger d’erreur ou d’indifférentisme, il est permis à tout catholique, à qui il est physiquement ou moralement impossible de joindre un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades de la part d’un ministre d’une Église orientale.

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