Ultimement, sur quoi porte la foi ?

mercredi 6 novembre 2013, par theopedie

La vie humaine la plus humble, la plus terne, n’est possible que soutenue par une foi obscure, si banale qu’elle n’ose peut être pas se l’avouer : espoir d’une augmentation de salaire, attente du prochain week-end, de congés payés, d’un prince charmant. Le rôle de cette foi rudimentaire est d’entretenir le dynamisme indispensable à la vie en suscitant, au-delà de l’aujourd’hui parfois terne - toujours limité - l’espérance d’une plénitude à venir.

Elargir son champ de vision
Du détail à l’ensemble de l’univers
Zlydoc

Ressaisie à son niveau élémentaire, la foi peut se définir comme l’élan même et la chanson de la vie qui ne veut pas consentir à l’absurde et s’annuler. La foi fait vivre en donnant une raison de vivre. Raison de vivre qui est une raison d’espérer ; certitude qu’on en sortira. Foi et espoir s’identifient en ce sens que la foi fonde et nourrit l’espoir.

Toutefois, parce que les choses et les êtres sont entremêlés dans un tissu de relations extrêmement serrées et solidaires, même la plus rudimentaire des fois finit par s’élargir de proche en proche jusqu’à englober dans son champ de vision la totalité du monde. La moindre augmentation de salaire met en cause, de nos jours, l’économie d’une entreprise, économie qui dépend à son tour des rapports politiques entre nations, démographies, recherche en développement, finance mondiale. C’est au sein d’un idéal de justice, d’une vision économique, politique et sociale, que l’on peut avoir foi en une augmentation de salaire.

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La vérité ultime
(là où on s’y attend le moins...)

Ainsi, de proche en proche, la foi finit par porter sur un idéal de vie, une philosophie de l’univers, laquelle englobe tous les aspects et tous les combats pour lesquels un homme peut se sentir personnellement concerné. Et, ultimement, l’objet de la foi devient l’intuition de la vérité première qu’on l’appelle Dieu ou le sens de la vie.

P.-S.

Cet article est extrait de Connaissance de foi, Nicolas Dunas, Cogitatio Fidei.

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