Toute offrande est-elle une oblation sacrificielle ?

dimanche 18 janvier 2015, par theopedie

L’oblation, au sens général du terme, consiste en ceci qu’un bien ayant une certaine valeur est présenté ou donné à Dieu, ou au ministre de Dieu, pour servir au culte, ou même à l’usage commun de la vie (aumône, entretien des pauvres). Pour le sacrifice proprement dit, il faut davantage : il faut que le don destiné à Dieu soit le prix d’un renoncement total, et ce renoncement implique d’être soustrait à l’usage de l’homme et consacré définitivement à Dieu.

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L’agneau de Dieu
La figure du serviteur souffrant dans la Bible est représenté à l’aide d’une image : celle d’un agneau offert en sacrifice. D’où le surnom de Jésus : l’agneau de Dieu.

C’est ce renoncement total que l’immolation sacrificielle exprime : par le sacrifice, le don est rituellement et réellement transformé ou détruit à la gloire de Dieu. Il passe à l’état de victime consacrée et devient la propriété exclusive de Dieu. De même que le sacrifice extérieur est là pour signifier le sacrifice intérieur, de même l’immolation exprime le renoncement. Si l’immolation n’est donc pas obligatoire à strictement parler, le renoncement est, quant à lui, partie constitutive du sacrifice et l’immolation en est l’expression la plus adéquate.

On a pu donner les raisons suivantes pour expliquer le renoncement sacrificiel :

  • Consécration définitive à Dieu ;
  • Expression la plus parfaite du sacrifice intérieur par lequel l’homme exprime sa dépendance absolue envers Dieu ;
  • Par suite du péché, le sacrifice a pris une valeur expiatrice : la victime devient un substitut de la culpabilité de l’homme, ou de son effort pour lutter pour la justice.

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