Sur quoi porte le secret de confession ?

mardi 10 juin 2014, par theopedie

En bref : Le secret de la confession porte sur le péché commis par le pénitent et son identité.

L’objet du secret est donc le péché et tout élément connexe, appris en confession (les circonstances des fautes, les complices), dont la révélation pourrait faire connaître le péché et l’identité du pécheur. L’utilisation d’autres éléments absolument distincts de l’identification du péché ne constitue pas une violation du secret sacramentel, mais elle n’est ni licite ni prudente, parce qu’elle peut être dommageable (Philippe Toxé, Cours de droit canonique)

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Saint Pierre de Vérone
Saint Pierre a préféré mourir plutôt que de trahir le secret de la confession.

Rappelons qu’il est possible - voire obligatoire dans certains cas - de rappeler l’obligation au pénitent de se dénoncer, si par exemple quelqu’un risque d’être accusé à sa place, et de restituer ou réparer pour autant que faire se peut. L’absolution peut être conditionnée à cette exigence.

Il n’en demeure pas moins qu’il est impossible d’utiliser, même pour le bien du pénitent, des éléments appris au cours d’une confession, ou d’une confession antérieure. Concernant ce qui est appris en dehors du sacrement, le secret n’est plus absolu :

S’agissant des confidences que des personnes peuvent faire à un prêtre [...] au nom d’une confiance spirituelle et morale, mais en dehors de la confession, elles impliquent a priori de la part du ministre le respect de la confidentialité. Mais cette obligation n’est pas aussi absolue que dans le cas de la confession, puisque le ministre peut estimer en confiance devoir révéler une information ainsi obtenue ou pouvoir l’utiliser. (Philippe Toxé, Cours de droit canonique)

Quelques remarques

  • Le pénitent n’est pas tenu au secret et il en est le maître (il peut relever le ministre du sceau de la confession).
  • Briser le secret de la confession directement est puni d’excommunication latae sententiae.

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