Suffit-il d’avouer ses péchés pour être pardonné ?

samedi 14 juin 2014, par theopedie

En bref : Le simple aveu de ses péchés ne suffit pas pour être pardonné. Il faut que cet aveu exprime une authentique repentance et un désir de changer de vie.

La confession, au sens d’aveu personnel et intégral de ses péchés, est l’acte le plus important du pénitent dans le sacrement de réconciliation. Si l’absolution est ce qui structure le sacrement, nul doute que l’aveu des péchés fournit la « matière immédiate » de ce sacrement.

Toutefois, l’aveu de ses péchés n’a de sens qu’à l’intérieur d’un cheminement psychologique qui va du regret de ses fautes au propos de changer de vie : l’aveu de ses péchés prolonge la repentance et s’exprime ultimement dans une intention de conversion. Il convient donc de distinguer la confession sacramentelle dans son ensemble de ce qui serait le simple aveu des fautes commises :

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Aveu et confession

  • l’acte de confession brut, le simple aveu des péchés selon les prescriptions de l’Église,
  • ce même acte considéré comme point culminant d’un processus de conversion (elle est alors jointe à la repentance et au désir de s’amender)

C’est cette dernière confession qui, lorsqu’elle est complète et jointe à l’absolution sacramentelle des péchés, permet d’obtenir de Dieu le pardon. Il appartient au confesseur de juger de l’authenticité de cette confession pour absoudre ou non les péchés. Pour continuer sur cette question, on pourra se référer à l’article sur la repentance.

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