Qui peut recevoir les sacrements ?

mercredi 20 août 2014, par theopedie

 Conditions de validité

Peuvent recevoir les sacrements :

  • les hommes et femmes vivants (Pour les bienheureux, les sacrements n’existent plus : ils ont atteint le but et sont pour l’éternité dans l’état de gloire. )
  • baptisés (sauf pour la réception du baptême, qui est la porte des sacrements)
  • ayant l’intention de recevoir, en conformité avec ce qu’enseigne l’Église, le sacrement.

Outre ces conditions générales, chaque sacrement peut exiger certaines conditions particulières (par exemple, être un homme pour être ordonné prêtre).

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Les péchés véniels n’empêchent pas la communion...
....la preuve

 Conditions non exigibles

Ne sont pas exigés pour une réception valide : la foi (un hérétique peut ne pas être convaincu de la sacramentalité mais avoir une intention suffisante), l’état de grâce et l’attention (pas même l’attention extérieure, mais celui qui reçoit un sacrement avec une distraction volontaire pêche). Ainsi, si quelqu’un demandait le baptême sans avoir la foi, ce baptême serait tout de même valide.

Notons toutefois qu’il faut distinguer condition de validité, de licéité et de fructuosité. Un homme sans la foi chrétienne n’a pas le droit d’être baptisé (licéité), mais s’il reçoit le baptême, il est validement baptisé (condition de validité), sans pour autant que ce baptême lui confère les grâces (condition de fructosité) mais seulement le caractère.

 Adultes, malades et enfants

Les sacrements peuvent être dispensés à ceux-là même qui sont incapables de coopérer ou de se préparer librement ou volontairement à la réception des sacrements. Tels sont ceux qui n’ont pas encore (ou qui n’ont jamais eu ou qui n’ont plus) l’usage de la raison, comme les petites enfants ou les malheureux privés de la raison ou les malades. Selon leur condition, ils peuvent recevoir les sacrements.

Chez les enfants ou les simples, la réception du sacrement est en même temps valide et efficace : en effet, étant donné qu’ils n’ont qu’un usage imparfait de la raison, ils n’opposent aucun obstacle au sacrement ; et, d’autre part, une intention et une disposition personnelles par l’exercice de leur libre activité ne leur est pas demandé.

Pour les adultes, il en va autrement : ils peuvent coopérer librement et, dès lors, ils doivent apporter cette coopération à la réception du sacrement. Pour la réception valide, il leur est demander une véritable intention et un consentement volontaire. Une attitude purement neutre qui se contenterait d’exclure la résistance de la volonté (indifférence) ne suffit point. Il faut un acte positif de la volonté.

 Conditions de licéité

Seuls les catholiques ou catéchumènes catholiques peuvent recevoir les sacrement. Certaines conditions rendent licite la réception des sacrements par des non-catholiques : nous renvoyons à chaque sacrement en particulier.

Pour les sacrements de mort (pénitence, baptême, onction des malades), la contrition imparfaite surnaturelle est au moins nécessaire. Pour les sacrements de vivants, l’état de grâce est un devoir grave, voir une obligation pour l’eucharistie.

Quand on sait que le ministre commettrait un péché grave en administrant le sacrement, on n’a pas le droit de lui demander, ni de le recevoir de ses mains. Mais si le ministre peut recouvrer l’état de grâce, et s’il existe un motif qui autorise une certaine tolérance au péché d’autrui (par exemple, crainte d’un scandale public), on peut le recevoir de ses propres mains.

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