Un catholique ne peut-il se confesser qu’à un prêtre catholique ?

mercredi 18 juin 2014, par theopedie

En bref : Seul un prêtre validement ordonné et ayant la faculté de confesser peut absoudre sacramentellement les pénitents.

 Ministre catholique

Can. 844 - § 1. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements aux seuls fidèles catholiques qui, de même, les reçoivent licitement des seuls ministres catholiques, restant sauves les dispositions des §§ 2, 3 et 4 du présent canon et du can. 861, § 2.

Le ministre doit donc être un prêtre catholique validement ordonné et ayant le faculté (le pouvoir de juridiction) pour entendre les confessions. Cette faculté peut être acquise :

  • de plein droit (pour les papes, cardinaux, et a priori, les évêques) ;
  • en raison de l’office (chanoine pénitencier, curé, supérieurs majeurs, etc) ;
  • par concession spéciale de l’ordinaire du lieu (par exemple, après un examen de confession).
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Cette faculté ne s’étend pas a priori sur les péchés dont l’absolution est réservée à l’ordinaire du lieu. Toutefois, ceux qui reçoivent cette faculté par concession spéciale peuvent a priori confesser partout, sans restriction territoriale. Il y a révocation de la faculté :

  • par révocation de l’office, par excardination,
  • pour cause grave motivée,
  • par révocation de la concession.

Il y a suppléance légale de la faculté dans les cas suivants :

  • en cas de danger de mort ;
  • en cas de doute positif et probable ;
  • en cas d’erreur commune.

 Ministre non catholique

Sauf circonstances exceptionnelles, le confesseur est un ministre ordonné catholique (prêtre ou évêque). En cas de danger de mort, il est possible de se confesser à un prêtre orthodoxe.

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Confession orthodoxe
Photo Sergey Sklyarov

844 § 2. Chaque fois que la nécessité l’exige ou qu’une vraie utilité spirituelle s’en fait sentir, et à condition d’éviter tout danger d’erreur ou d’indifférentisme, il est permis aux fidèles qui se trouvent dans l’impossibilité physique ou morale d’avoir recours à un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades de ministres non catholiques, dans l’Église desquels ces sacrements sont valides.

§ 3. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades aux membres des Églises orientales qui n’ont pas la pleine communion avec l’Église catholique, s’ils le demandent de leur plein gré et s’ils sont dûment disposés ; ceci vaut aussi bien pour les membres d’autres Églises qui, au jugement du Siège Apostolique, se trouvent pour ce qui concerne les sacrements dans la même condition que les Églises orientales susdites.

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