Qui peut absoudre les péchés ?

jeudi 2 juillet 2015, par theopedie

En bref : Le pouvoir de pardonner les péchés a été donné par Jésus à ses apôtres. Ne peuvent donc confesser que les apôtres et leurs successeurs reconnus dans leur sacerdoce.

Sont détenteurs du pouvoir sacramentel des clés tous ceux, mais ceux-là seulement qui succèdent aux apôtres dans le sacerdoce proprement dit, c’est-à-dire les prêtres et les évêques, mais non pas les diacres.

 Un pouvoir sacerdotal

Bien que la dispensation du sacrement de pénitence n’appartienne pas en lui-même à l’essence du sacerdoce, certains éléments expliquent pourquoi seuls les prêtres peuvent pardonner :

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Confession orthodoxe
Photo Sergey Sklyarov
  • Le prêtre qui consacre le corps véritable du Seigneur et qui le distribue aux fidèles, doit avoir aussi le pouvoir de disposer les fidèles, par l’absolution de leurs péchés, à recevoir dignement l’eucharistie.
  • Pour être, conformément à sa mission, un médiateur parfait entre Dieu et l’homme de par la participation au sacerdoce du Christ, le prêtre ne doit pas seulement pouvoir offrir un sacrifice d’expiation et de propitiation, il doit aussi pouvoir manifester la puissance de l’intercession du Christ et rendre aux âmes, par la dispensation du sacrement de pénitence, la grâce de l’adoption.

Ceci explique pourquoi les Eglises chrétiennes qui n’ont pas de prêtres validement ordonnés (les Eglises protestantes) ne peuvent remettre sacramentellement les péchés mortels commis après le péché.

 Pouvoir sacramentel et juridiction

Le sacrement de la concession ne peut être validement administré que par celui qui a reçu validement l’ordination sacerdotale et qui, en même temps, possède la juridiction spirituelle ou l’autorité pour juger au for intérieur la conscience.

Si par rapport aux sacrements, la juridiction n’est requise que pour des raisons de licéité, la juridiction, c’est-à-dire le mandat officiel donné par l’Eglise pour confesser telle catégorie d’hommes, est un élément intrinsèque concourant à la validité de l’absolution sacramentel. La raison en est dans la nature spéciale du sacrement, qui a été institué sous la forme d’un jugement, et d’un jugement que le prêtre seul peut exercer.

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