Qui communie validement ?

jeudi 4 décembre 2014, par theopedie

En bref : Pour communier réellement (« validement »), il faut être baptisé et avoir l’intention de recevoir le sacrement comme un véritable sacrement. Pour communier dignement (« licitement »), il faut de plus être à jeun depuis une heure et ne pas avoir commis de péché grave depuis sa dernière confession.

Pour communier sacramentellement, il ne suffit pas de recevoir simplement une hostie consacrée. Il faut encore que celui qui communie soit capable de cet acte, c’est-à-dire capable par le baptême d’être uni à Dieu par le rite de la communion, et, dans le cas où il a atteint l’âge de raison, qu’il ait la volonté d’être uni à Dieu en recevant le sacrement comme un sacrement, c’est-à-dire comme un moyen de produire la grâce.

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Communion solennelle

L’intention de recevoir ce que l’Église dispense est en soi une intention suffisante pour la validité de la communion. De même, l’incrédulité personnelle de celui qui reçoit le sacrement n’est pas, de soi, incompatible avec ce degré infime d’intention. On veillera donc, par tutiorisme sacramentel, à ne pas restreindre indûment l’accès au sacrement.

Si ces deux conditions (baptême et intention) ne sont pas remplies, l’Eucharistie sera reçue comme un aliment ordinaire et non pas comme une chose sainte.

Talis proprie loquendo non manducat sacramentaliter, quia non utitur eo quod accipit ut sacramento, sed ut simplici cibo (Aquin, 3,80,3,2).

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Communion solennelle

Ainsi, il y a communion uniquement « corporelle » ou « matérielle » et non pas sacramentelle :
­* Lorsque celui qui communie n’est pas encore baptisé. En effet communier signifie « être uni à Dieu ». Or, c’est par le sceau baptismal que le fidèle est constitué membre du corps du Christ. Son âme a été configurée au Christ et est dès lors capable de s’unir à lui dans le sacrement de la communion. Inversement, celui qui n’est pas baptisé n’a pas cette grâce et ne peut être uni à lui.
­* Lorsque celui qui communie n’a en aucune manière l’intention de recevoir comme un sacrement ce qui lui est présenté objectivement comme un sacrement. En effet, communier validement signifie être uni à Dieu par le moyen du rite de la communion. Celui qui ne veut pas être uni à Dieu ou qui ne reconnaît pas dans la communion sacramentelle un moyen d’union à Dieu n’est pas uni à lui par ce moyen-­là.

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