Qui communie licitement ?

samedi 6 décembre 2014, par theopedie

En bref : Pour communier réellement (« validement »), il faut être baptisé et avoir l’intention de recevoir le sacrement comme un véritable sacrement. Pour communier dignement (« licitement »), il faut de plus être à jeun depuis une heure et ne pas avoir commis de péché grave depuis sa dernière confession.

La condition essentielle pour recevoir de manière féconde l’Eucharistie est la pureté de l’âme et une conscience exempte de toute faute mortelle. On ne peut participer au saint banquet sans être revêtu de la « robe nuptiale » de la grâce sanctifiante et de la charité (Matthieu 22, 12).

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Communion solennelle

Pour communier, il est encore requis de posséder soi-même la charité envers Dieu. C’est ce qu’on appelle être en état de grâce, c’est-à-dire en état d’amitié avec Dieu. Cela implique que l’on n’ait pas sur la conscience de péché qui serait totalement incompatible avec l’amitié divine. Il faut donc ne pas avoir commis de péchés qui sont graves en eux-mêmes mais que, en pleine connaissance de cause ­ soit par faiblesse, soit par habitude sciemment entretenue ­, nous avons malgré tout voulu commettre. Tant que ces péchés n’ont pas été pardonnés, nous ne pouvons nous comporter avec Dieu comme si de rien n’était. « De Dieu, on ne se moque pas » nous dit l’Apôtre (Galates. VI.7). Communier, c’est prétendre vouloir être l’ami de Dieu, et même s’engager à vouloir l’aimer davantage, à progresser dans la ferveur, à marcher avec plus d’ardeur vers Lui

(trouvé [ici ­>http://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/marcheurs_articles/1990_conditions%20pour%20recevoir%20la%20sainte%20communion_frere%20basile_osb.pdf] sur Internet).

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Communion solennelle

Par conséquent, avoir de s’asseoir à la table du Seigneur, l’homme doit s’éprouver lui­même (1 Corinthiens 11, 28). Si on devait se trouver coupable de quelque chose, il est prescrit par un précepte d’Église d’aller se confesser avant de communier. Si on peut recevoir les autres sacrements après s’être excité à la contrition parfaite, ici cette contrition ne suffit pas, sauf circonstances exceptionnelles. Il s’agit ici de recourir au moyen le plus sûr : l’excellence du sacrement y oblige. Rappelons que la confession au moins une fois par an est fortement conseillée.

Inversement, la communion sacramentelle reste purement sacramentelle, c’est-à-dire spirituellement stérile, s’il manque cet état de grâce nécessaire pour que se réalise l’union avec Dieu. Dans le cas où le défaut de grâce est conscient ou coupable, la réception du sacrement n’est pas seulement stérile : elle constitue un péché grave et s’apparente à une profanation (traiter avec légèreté des choses saintes). On fera toutefois attention à ne pas majorer indûment une telle faute :

  • ­il existe des profanations plus graves.
  • ­au point de vue subjectif, cette gravité peut diminuer pour ceux-là qui s’approchent de la sainte table, non par bravade ou mépris, mais par faiblesse et crainte du scandale.

Être préparé physiquement pour la communion : par respect pour le corps et le sang du Christ, l’Église demande actuellement d’être à jeun depuis au moins une heure.

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