Quels sont les effets de l’ordination ?

dimanche 3 mai 2015, par theopedie

En bref : L’ordination produit dans celui qui la reçoit deux effets : en premier lieu, elle imprime dans son âme un pouvoir spirituel inamissible, le caractère sacramentel de l’ordre, et en second lieu, elle lui communique la grâce sacramentelle, c’est-à-dire un accroissement de la grâce sanctifiante qui doit faire de l’ordonné le digne ministre des sacrements et un bon serviteur de l’Évangile.

 Le caractère de l’Ordre

Le caractère indélébile [de l’ordination]. Ce sacrement configure au Christ par une grâce spéciale de l’Esprit Saint, en vue de servir d’instrument du Christ pour son Église. Par l’ordination l’on est habilité à agir comme représentant du Christ, Tête de l’Église, dans sa triple fonction de prêtre, prophète et roi.
(Catéchisme de l’Église Catholique 1581)

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Le caractère sacerdotal
...d’après une recherche Google.
Les hasards d’Internet...

L’ordre est supérieur au baptême et à la confirmation, non du point de vue de la nécessité, mais du point de vue de la perfection. De même, le caractère de l’Ordre donne à celui qui le reçoit une plus haute autorité :

  • Il donne une certaine autorité spirituelle et un certain pouvoir spirituel en vue des actes du culte divin, celui de pouvoir faire les sacrements et de donner à travers eux toute la grâce sacramentelle.
  • Il place ceux qui ont été ordonnés dans la cléricature et dans la hiérarchie sacrée : il leur donner une vocation et un ministère particulier dans l’Église et, en même qu’il les institue serviteurs du peuple laïc, il les place au-dessus pour en être les responsables.
  • Le caractère sacramentel est, en général, une participation au sacerdoce du Christ. Mais cette participation acquiert une plénitude plus grande par le caractère de l’ordre : celui qui est ordonné est ministre du Christ et l’instrument de la grâce sacerdotale. Il peut offrir le sacrifice que le Christ a laissé en mémorial au nom de toute l’Église.

Le caractère sacramentel est enfin, pour l’ordonné, un gage permanent du secours céleste et l’aide à entretenir l’espérance de la victoire du Christ et de sa grâce. Parce que sa charge est plus haute, les secours sont en effet plus abondants : c’est la grâce sacramentelle.

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La grâce sanctifiante
Un comic pédagogique...

 La grâce sacramentelle

Les Ordinations sacramentelles confèrent une mesure pleine, une mesure surabondante de grâces sacramentelles : la grandeur et la sainteté des obligations et des fonctions sacerdotales, les travaux, les difficultés et les dangers de l’état ecclésiastique permettent de l’affirmer car la grâce d’état est en rapport avec la vocation, sa dignité et ses charges (2 Timothée 2, 6-7).

Mais cette grâce de sanctification reçue est une grâce de fonction : l’ordinant reçoit moins la grâce pour sa sanctification personnelle que pour sanctifier les autres et les conduire au salut par l’exercice d’actes liturgiques. Sans doute, par sa consécration, l’ordinant est personnellement sanctifié, mais c’est parce qu’il est appelé à sanctifier les autres. Mettre toutes ses forces aux prix de sacrifices pour se faire tout à tous et ainsi les sauver (1 Corinthiens 9, 19-23), tel est le programme de sainteté du bon pasteur.

Cette sanctification personnelle en vue du bien commun demande la coopération de la volonté de l’ordonné. S’il y a obstacle de sa part, celle-ci n’est pas donnée. Il ne doit donc jamais négliger les dons de la grâce conférés par l’imposition des mains de l’évêque (1 Timothée 4, 14). Il faut, par la mortification et la méditation ranimer sans cesse la grâce reçue (2 Timothée 2, 6). C’est ainsi et à cette seule condition qu’il assurera son salut et qu’il conduira au ciel les âmes confiées à sa garde (1 Timothée 4, 16). La joie d’un bon prêtre, c’est d’être, dans l’humilité et dans la fidélité à sa vocation, d’un cœur magnanime, puissant en œuvres et en paroles (Luc 24, 19), de travailler sans relâche à l’édification du règne de Dieu, afin qu’en toute choses Dieu soit glorifié par Jésus le Christ, à qui soit la gloire pour les siècles des siècles (1 Pierre 4, 10-11).

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