Quels sont les devoirs du confesseur ?

dimanche 5 juillet 2015, par theopedie

En tant que docteur, médecin et juge, le confesseur doit acquérir les connaissances nécessaires à une administration salutaire du sacrement de la pénitence. Il doit

  • instruire le pénitent ;
  • juger exactement de l’état de son âme ;
  • l’absoudre ;
  • réparer les défauts éventuels de validités ;
  • garder le secret de la confession.

 Acquisition de la science de la confession

Le confesseur doit posséder au moins assez de connaissances pour pouvoir juger immédiatement et avec justesse les cas qui se présentent d’ordinaire dans sa région, pour remarquer au moins les cas les plus graves et plus rares, et avoir conscience qu’il ne doit pas les juger sans avoir auparavant cherché conseil dans des livres ou auprès d’autres confesseurs.

Un prêtre commet un péché grave s’il confesse avec la conscience de ne pas avoir les connaissances voulues. Dans le doute quant à la possession de la science nécessaire, il peut s’en remettre au jugement de ceux qui lui ont donné juridiction.

Pèche également gravement un pénitent qui s’adresse intentionnellement à un confesseur incapable ; cependant, il est parfois excusé en raison de sa naïveté.

 Le devoir d’instruction

Le devoir d’instruire existe :

  1. en cas d’ignorance du pénitent portant sur des choses nécessaires au salut de nécessité de moyen ainsi que sur des choses exigées pour une fructueuse réception des sacrements. Au lieu d’instruire, on peut remettre l’absolution à plus tard, le temps pour le pénitent de pourvoir par lui-même à son instruction.
  2. en cas d’ignorance invincible, quand l’instruction est probablement utile.
  3. en cas d’ignorance vincible, gravement coupable, quand un pénitent tient pour véniel ce qui est mortel.
  4. en cas de doute de la part du pénitent.(Lorsqu’un pénitent pose une question, c’est a priori en cas de perplexité : il n’est plus dans la bonne foi et à besoin d’être instruit.)
  5. quand l’erreur cause un grave dommage au pénitent.
  6. quand le bien public souffrirait du silence du confesseur

L’instruction peut être omise en cas d’ignorance invincible, quand il n’y a aucune utilité à attendre cette instruction et que son omission ne porte pas préjudice.

Répondre à cet article