Quels étaient les sacrifices de l’ancien testament ?

dimanche 7 décembre 2014, par theopedie

Sous l’Ancienne Loi, les principaux sacrifices étaient distingués d’après la fin qu’on s’y proposait.

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Le sacrifice d’Isaac
Rembrandt

En premier lieu venaient les holocaustes ou sacrifices d’adoration. Ils étaient composés d’un sacrifice sanglant et d’un sacrifice non sanglant ou simple oblation végétale. La victime était brûlée entièrement afin d’attester la souveraineté de Dieu sur toute chose. L’oblation faite de fleur de farine, d’huile et d’encens était également brûlée, sauf les deux tiers environ de la farine qui revenaient aux prêtres, et qu’ils devaient manger dans le lieu saint sans y mêler de levain (Lévitique 1, 3-17 ; Nombres 8, 8 ; Nombres 15, 4-10).

Puis venaient les sacrifices de prospérités, appelés par les Grecs et les Latins sacrifices salutaires, parfois encore appelés sacrifices pacifiques. Ils se divisaient en :
-* sacrifices d’action de grâce ;
-* sacrifices votifs, ou faits à l’occasion d’un vœu ;
-* sacrifices volontaires.

Comme les holocaustes, ils comprenaient un sacrifice sanglant et une oblation végétale. La victime ainsi que la matière de l’oblation étaient divisées en plusieurs parts ; une première était consumée par le feu, une seconde mangée par le prêtre, et dans les sacrifices privés, le reste était mangé par ceux qui offraient le sacrifice (Lévitique 3 ; Nombres 15, 4-10).

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Autel des sacrifices
Le temple de Jérusalem

Les sacrifices d’expiation pour le péché étaient uniquement sanglants (à l’exception du sacrifice des lépreux). La victime était en partie brûlée et en partie mangée par le prêtre. Le jour de la grande expiation, qui tombait cinq jours avant la fête des Tentes, le grand-prêtre, après avoir immolé la victime et après avoir aspergé de sang les quatre coins de l’autel, jetait du sang vers le voile du Saint des Saints. Ensuite, il entrait dans le Saint des Saints et répandait du sang vers la partie supérieure de l’arche d’alliance, qui était le lieu de présence spéciale de Dieu, et qu’on appelait le propitiatoire, c’est-à-dire le lieu d’où Dieu pardonnait à son peuple. C’était le grand sacrifice d’expiation pour les péchés du peuple.

En dehors de ces principaux sacrifices, il en existait d’autres, en partie sanglants et en partie non sanglants, de la farine, du pain, et quelquefois du vin. La plupart se distinguait moins par la fin qu’on s’y proposait que par l’occasion ou le jour qui en amenait la célébration.

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