Quelles sont les conditions que doit remplir un ministre des sacrements ?

samedi 19 juillet 2014, par theopedie

  • Le ministre doit être légalement autorisé. En particulier, le ministre ordinaire doit avoir reçu par la consécration sacramentelle le pouvoir de confectionner les sacrements. Cela découle du pouvoir de juridiction de l’Église.
  • Il doit avoir l’intention d’agir comme l’Église au moment du rite sacramentel.

Ces deux choses et seulement ces deux choses sont requises. Donc, le pouvoir et l’intention étant saufs, le sacrement sera valide :

  • que le ministre soit bon ou mauvais ;
  • que le ministre soit dans l’Église ou hors de l’Église.

Ces deux caractéristiques (foi et moralité) n’atteignent pas la validité du sacrement (il ne s’agit pas de pénaliser le fidèle qui reçoit les sacrements) mais la dignité du sacrement (pour la dignité du sacrement, la foi et la moralité du ministre sont requises).

On fera ici une différence entre ministre ordinaire (le prêtre et l’évêque validement ordonné) et extraordinaire (par exemple, en cas de danger de mort, tout fidèle pour le baptême). Par exemple, un chrétien apostat (et même un non chrétien) peut administrer validement le baptême à un catéchumène en cas de danger de mort, pourvu qu’il ait l’intention de faire ce que l’Église entend faire au cours d’un baptême. Car l’Église, en cas de danger de mort et au nom de son pouvoir juridictionnel, ouvre le ministère à tout homme, suppléant ce qui éventuellement manque à la foi du ministre extra-ordinaire(Ecclesia supplet).

Inversement, même en cas de danger de mort, une messe dite par un homme non-ordonné ne sera pas valide car l’Église ne reconnaît pas, même dans ce cas, un tel ministère.

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