Quelle est la formule de consécration ?

lundi 1er décembre 2014, par theopedie

En bref : Les paroles de la consécration, qui structurent le sacrement, sont celles-ci : Prenez et mangez en tous, ceci est mon corps livré pour vous. Prenez et buvez en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l´Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.

On admet cependant que, parmi ces paroles, seules « Ceci est mon corps » et « Ceci est la coupe de sang » sont nécessaires à la validité de la consécration. En effet, les paroles sacramentelles opèrent ce qu’elles signifient et celles-ci signifient la transsubstantiation. Les autres termes de la formule sont nécessaires seulement du point de vue de la licéité : si quelqu’un ajoutait ou enlevait quelque chose, et que cela ne change pas la signification, il consacrerait sans doute, mais il pécherait très gravement.

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Theopedie présidant la messe

Citons comme exemples de modifications rendant invalide la consécration :

  • « Ce pain est mon corps », car on sous-entend que le pain reste du pain.
  • « Ceci est le corps du Christ » car le prêtre n’agit plus alors in persona Christi.
  • « Ceci est ma chair » car la chair ne désigne par le corps entier.
  • « Que ceci soit mon corps » car seul l’indicatif signifie le résultat et c’est en signifiant que la formule opère.

Les mentions narratives « à la veille de sa passion... » et « de la même manière... » ne sont pas nécessaires, malgré l’opinion de Scott. De même que l’explicitation de la nouvelle alliance. Par prudence, le missel impose pourtant de recommencer en cas de doute à ces mentions : en matière sacramentelle, il convient en effet d’être tutioriste.

En cas de doute…

Que le prêtre tienne compte de l’avertissement du missel qui lui conseille de ne pas s’inquiéter, quand il ne se rappelle pas s’il a bien dit tout ce qui est nécessaire à la consécration. S’il est sûr d’avoir omis quelque chose d’essentiel ou qu’il en doute, il doit réciter la formule absolument ou sous condition. Le remarque-t-il au moment de la consécration, qu’il se contente de répéter la formule. Le remarque-t-il après, qu’il recommence à Quam pridie (la veille de sa passion), et si son doute porte sur la consécration du vin, qu’il recommence à Simili modo (de la même manière). Le devoir de réciter la formule n’existe que s’il y a un doute raisonnable. Quand on réitère la formule sans motif, on commet en soi un péché mortel ; mais à cause d’une conscience perplexe on peut être excusé de tout péché.

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