Quel est l’effet principal de l’onction des malades ?

jeudi 26 mars 2015, par theopedie

En bref : L’onction des malades a pour effet principal de rendre à l’âme sa santé spirituelle et de manière auxiliaire (« s’il est expédient aux yeux de Dieu ») au corps sa santé.

Le premier effet du sacrement est l’augmentation de la grâce sanctifiante : comme tout sacrement des vivants, il produit dans l’âme une augmentation de la grâce. C’est une « grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du Saint-Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu et fortifie contre les tentations du malin, tentation de découragement et d’angoisse de la mort (cf. Hébreux 2, 15). Cette assistance du Seigneur par la force de son Esprit veut conduire le malade à la guérison de l’âme, mais aussi à celle du corps, si telle est la volonté de Dieu » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1520). Les chrétiens des premiers siècles accordaient un rôle important à cette guérison corporelle que le sacrement peut produire (Mgr Tourneau).

Conformément à la doctrine de l’apôtre Jacques (Jacques 5, 14-15), la théologie attribue à l’onction des malades les effets suivants :

Le sacrement des malades
Documentaire KTOTV
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  • forces communiquées à l’âme contre la souffrance et l’angoisse liée à la maladie corporelle ;
  • remise ou diminution de la coulpe et des peines liées aux péchés ;
  • adoucissement de la maladie, voire rémission.
    Ces effets sont tous unis au sacrement, mais il existe une hiérarchie entre eux. L’effet principal de l’onction est ainsi de rendre à l’âme toute sa vigueur spirituelle dans les dangers de la maladie. Tel est d’ailleurs le symbolisme de l’onction d’huile, onction religieuse et médicinale. Les autres effets lui sont liés : la santé du corps devient le reflet de la santé de l’âme, de même que la remise des peines et de la coulpe. Voici en quel terme cet effet principal est décrit :

Le fruit propre de l’onction n’est pas en premier lieu d’accroitre la ferveur ou la charité ou de l’enraciner davantage en nous, mais d’obtenir cet allègement et cette clarté dont l’âme est dépourvue si elle garde, après de grands désordres, certaines attaches secrètes avec le mal. C’est une sorte d’enfance qu’apporte le sacrement des malades : il réconforte l’âme et l’aide à se détacher des biens de ce monde pour apporter à Dieu un amour sans alliage, sans compromission et digne de l’Absolu. Il faut que son efficacité soit bien méconnue des chrétiens eux-mêmes pour qu’on regarde généralement comme inéluctable l’obligation de séjourner au purgatoire. L’onction des malades, sacrement de la miséricorde, reçue dans une ardente foi, fait de la maladie le lieu de la grâce et de la dernière heure du chrétien le moment de la rencontre définitive. Il est le bienfait suprême. (Manuel de théologie, IV, 681, Robillard)

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