Qu’est-ce que la religion chrétienne ?

jeudi 10 avril 2014, par Paul Adrien d’Hardemare

En bref : Le christianisme a pour but de redonner aux hommes une liberté intérieure et de leur permettre d’être heureux. Ce chemin du bonheur et de la liberté est celui enseigné par Jésus Christ. D’où le terme de christianisme (Christ veut dire Saint).

Le spectacle du monde montre à l’évidence que les hommes ne sont ni parfaits, ni innocents. Pour les chrétiens, il y a là un mystère : les hommes naissent avec une certaine fragilité. Ils ne possèdent pas par naissance la force de résister au mal, et, en grandissant, finissent par commettre de graves fautes morales. Ils peuvent certes encore faire le bien, mais de façon limitée et non pas absolue. De là vient que les hommes par naissance ne connaissent ni le véritable bonheur, ni la véritable liberté, celles que procure l’excellence.

Le Christianisme expliqué en 2 minutes
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Pour les chrétiens, cette faiblesse peut être guérie. La religion chrétienne a précisément pour but de redonner ce bonheur et cette liberté perdues [1]. C’est le « salut ». Par souci pédagogique de la part de Dieu, ce don se réalise en deux étapes :

  • Il faut d’abord que les hommes découvrent qu’ils ne sont pas libres. C’est le rôle de la loi (« la Torah ») : donner une éducation morale. Ceci est raconté dans la Bible, dans l’ancien testament (les prophètes avant Jésus).
  • Il faut ensuite leur donner la force de redevenir libres (« la grâce »). C’est le rôle de Jésus. Il révèle la grâce aux hommes en montrant, à travers lui, de quel amour Dieu les aime. Ceci est raconté dans la Bible, dans le nouveau testament.

Cette grâce est depuis lors accessible à ceux qui croient en Jésus, fils de Dieu (Jésus est la parfaite expression de l’amour de Dieu le Père, il est sa parole). Elle leur donne une liberté intérieure qui permet de résister au mal et de traverser la mort pour redécouvrir le bonheur (la résurrection).

Notes

[1Cette faiblesse vient de ce que tout homme est né de parents eux-mêmes fragiles, et ainsi de suite. Ultimement, cette faiblesse vient d’un tout premier péché : lorsque, pour la première fois, un homme a violé la voix de sa conscience, il s’est détruit lui-même et a transmis à ses descendants une sorte de traumatisme moral (péché originel) qui a fragilisé l’humanité. C’est ce que raconte l’histoire d’Adam (l’arbre du bien et du mal représente la conscience).

2 Messages

  • Qu’est-ce que la religion chrétienne ? Le 11 octobre à 08:14, par A Z

    Bonjour,

    Qu’est-ce que la religion chrétienne ? C’est la seule vraie religion, dans la mesure où c’est la seule religion dépositaire de la plénitude de la révélation divine. Je nous renvoie notamment à Dominus Iesus.

    Les religions et traditions croyantes non chrétiennes ne sont ni également erronées, entre elles, ni uniquement erronées, en chacune d’entre elles, en outre il est déjà arrivé, hier, dans l’histoire de la religion chrétienne, qu’il y ait eu des erreurs, et il arrive, encore aujourd’hui, qu’il y en ait.

    Mais la reconnaissance du fait que les religions et traditions croyantes non chrétiennes sont porteuses d’éléments de vérité, et celle du fait qu’il arrive que le déploiement de la religion chrétienne, dans l’histoire, comporte des erreurs, donne lieu à des erreurs, internes, ne doit pas faire ignorer, ni faire occulter, la différence de nature entre la religion chrétienne et les diverses religions et traditions croyantes non chrétiennes, ne serait-ce que sous l’angle de la spécificité de la religion chrétienne.

    Je ne sais s’il existe une théologie analytique des religions non chrétiennes, mais cela m’intéresserait de savoir s’il existe une théologie analytique des positionnements suivants, dans le domaine de la religion : l’animisme, le panthéisme, le panenthéisme, le polythéisme, le théocratisme, le théopathisme.

    Il me semble en effet que si « les professionnels de la profession » consacraient davantage de temps à l’analyse, précisément, d’une manière analytique, de chacun de ces positionnements, leurs travaux pourraient contribuer à une meilleure compréhension de la différence de nature entre la religion chrétienne et les religions et traditions croyantes non chrétiennes, mais aussi à une meilleure compréhension de la différence de nature entre la religion chrétienne et telles ou telles conceptions ou perceptions contemporaines, postmodernes, para-chrétiennes ou pseudo-chrétiennes.

    Ce n’est pas par hasard, en effet, si j’ai placé le mot théopathisme à la fin de ma liste de positionnements, à mon avis gravement erronés, car la religion chrétienne, notamment et surtout depuis que certains la pensent et la vivent dans le sillage d’auteurs proches de, ou tels que, Schleiermacher, comporte, en son propre sein, des pratiques ou des tendances propices à sa réduction, ou à sa soumission, à ce qui relève du sentiment, voire à ce qui relève de la sensation.

    Sans doute la religion chrétienne n’est-elle pas avant tout ni seulement une affaire de réflexions, mais elle est notamment une affaire de réflexions, sur Dieu, l’homme, l’Eglise, le monde : le Credo, le Notre Père, le Décalogue, la théologie trinitaire, notamment d’inspiration thomasienne, ont, objectivement, une vertu informative indispensable, au bénéfice et à destination des chrétiens, dès lors que ceux-ci, dans toute la mesure du possible, veulent bien consacrer un minimum de temps à un minimum de réflexions, propices à la connaissance et à la compréhension des fondements et du contenu...de leur propre foi.

    A contrario, et c’est un « a contrario » qui vise une partie non négligeable du christianisme catholique contemporain, il est évidemment bien plus facile, mais aussi bien moins exigeant, de faire croire ou de laisser entendre qu’il s’agit, voire qu’il suffit, pour être en communion avec « Dieu » (qui parle encore du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit ?), d’être et d’agir dans un croire-ensemble et dans un vivre-ensemble, pour ainsi dire, plus christiques que chrétiens.

    Bonne journée et excellente continuation.

    A Z

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