Qu’est-ce que la laïcité ?

dimanche 11 décembre 2016, par Denis Cerba

En bref : La laïcité signifie (négativement) la neutralité de l’Etat en matière de croyance religieuse, et (positivement) la garantie par l’Etat de la liberté pour chacun de croire et d’exercer le culte de son choix. Cette conception correspond à la conception catholique de la liberté religieuse, ainsi qu’au message fondamental de l’Evangile.

La conception française de la laïcité repose sur deux textes fondamentaux :

  1. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (art. 10).
  2. La loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État.

Cette conception est en harmonie avec les lois de l’Église, telles qu’énoncées par la Déclaration Dignitatis Humanæ sur la liberté religieuse du Concile Vatican II (7 décembre 1965).

Plus profondément encore, elle est en harmonie avec le message de l’Évangile.

 L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789)

La première grande étape dans la définition de la laïcité est constituée par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée par l’Assemblée nationale du peuple français au mois d’août 1789 :

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789)

Art. 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Cet article proclame la liberté d’opinion en général : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions », c’est-à-dire : chacun est libre de penser ce qu’il veut. Cette liberté s’étend à la foi et aux croyances religieuses (« ... même religieuses... ») : en matière de religion, la liberté d’opinion permet à chacun, selon son choix, d’être chrétien, juif, bouddhiste, musulman, athée, agnostique, etc.

La seule limite posée à cette liberté est celle du respect de l’ordre public établi par la loi (« ... pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »). Cela signifie que la liberté de religion ne peut aller contre les autres lois. Par exemple, l’art. 10 n’autorise pas à tuer ceux qui n’ont pas la même religion que moi, parce que cela contrevient à la loi interdisant le meurtre ; en revanche, il n’interdit à personne de penser, dire, écrire, publier, proclamer, etc. que sa religion est à ses yeux la meilleure.

La Déclaration de 1789 demeure au fondement de la constitution de la 5e République. Elle constitue la loi la plus fondamentale de la République, ainsi que le stipule le préambule de sa constitution :

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. (Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur, Préambule)

 La loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État

Jean Jaurès (1859-1914)

La seconde grande étape de la définition de la laïcité par la loi civile est constituée par la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État. Cette loi définit plus précisément que la Déclaration de 1789 la relation entre l’État et la religion : elle définit ainsi, depuis lors, ce que signifie « laïcité » en France. Notons que la loi de 1905 concerne la séparation des Églises et de l’État : cela signifie la séparation des religions et de l’État ; la loi ne concerne donc pas seulement l’Église catholique (même si en 1905 celle-ci était la première et principale concernée), mais beaucoup plus largement toute religion ou croyance religieuse quelle qu’elle soit.

L’essentiel de la loi de 1905 tient dans son article 1 :

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. (Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, art. 1)

Cet article énonce les deux composantes essentielles de la laïcité :

  1. La neutralité de l’État en matière de croyance religieuse (« La République assure la liberté de conscience »). La laïcité met fin à toute religion d’État : l’État n’impose ni n’interdit aucune croyance religieuse, il laisse chacun libre d’adhérer à la religion de son choix.
  2. La garantie par l’État de la liberté pour chacun d’exercer le culte de son choix (« La République garantit le libre exercice des cultes »). La République garantit la liberté pour chaque religion d’exercer son culte, mais ne l’organise pas elle-même : elle autorise chaque culte à s’exercer et fait en sorte que rien ne s’oppose à cette liberté, mais elle n’assure elle-même, concrètement et directement, l’exercice d’aucun culte en particulier [1]. Dans le cas du culte catholique (largement prépondérant en France en 1905), ce changement de régime a abouti concrètement aux dispositions suivantes : toutes les églises construites jusqu’en 1905 deviennent propriété de l’État (et charge à lui de les entretenir), mais toutes sont mises à la libre disposition de l’Église catholique pour y exercer son culte comme elle l’entend. Il serait difficile de prétendre que ces dispositions sont au détriment de l’Église !

La laïcité ne consiste donc pas à « expulser la religion de la sphère publique », comme on l’entend parfois dire. Certes, la laïcité sépare la religion de la sphère publique au sens strict (c’est-à-dire de l’État, du pouvoir politique), mais elle ne l’expulse en aucun cas de la sphère publique au sens large, c’est-à-dire de la liberté d’opinion et d’expression de tout un chacun : chacun est libre d’exprimer ses croyances religieuses dans l’espace public, c’est-à-dire dans la rue, dans la presse, à la radio, sur internet, dans des livres, à la télévision, etc. La laïcité ne relègue donc pas la religion dans l’espace privé : elle la sépare simplement du pouvoir politique, et interdit à qui que ce soit de forcer les autres, d’une façon ou d’une autre, à penser comme lui.

C’est en ce sens qu’il faut entendre que la République française est laïque :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. (Constitution de la 5e République (1958), art. 1)

 La Déclaration sur la liberté religieuse du Concile Vatican II

Concile Vatican II (1962-1965)

Même si un certain nombre de catholiques ont pu hâtivement penser, au début du 20e s., que la laïcité était en contradiction avec la foi chrétienne, cela n’est nullement le cas. Il y a au contraire concordance profonde entre laïcité et foi chrétienne.

C’est ce qui apparaît, premièrement, dans la déclaration la plus importante de l’Église catholique au sujet de la laïcité : la Déclaration Dignitatis Humanæ sur la liberté religieuse (Concile Vatican II, 7 décembre 1965).

L’essentiel de cette déclaration est résumé dans son § 2 :

Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil.
En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. Or, à cette obligation, les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur propre nature, que s’ils jouissent, outre de la liberté psychologique, de l’immunité à l’égard de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse. C’est pourquoi le droit à cette immunité persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès lors que demeure sauf un ordre public juste. (Concile Vatican II, Déclaration Dignitatis Humanæ sur la liberté religieuse (7 décembre 1965), § 2 (nous soulignons))

Les éléments essentiels de cette Déclaration sont les suivants :

  1. La liberté religieuse proclamée par l’Église catholique s’étend à toute religion ou croyance religieuse : elle ne concerne ni uniquement, ni même prioritairement, la foi chrétienne catholique.
  2. La liberté religieuse consiste en la liberté reconnue à chacun de rechercher la vérité (notamment religieuse) en conscience et selon une démarche personnelle : elle implique en cela la liberté à l’égard de toute contrainte extérieure, notamment étatique. Cela correspond à ce que la loi de 1905 appelle la « liberté de conscience ».
  3. L’exercice de la liberté religieuse est évidemment soumis à de « justes limites », aux exigences d’un « ordre public juste » : c’est l’équivalent de « l’ordre public établi par la loi » de la Déclaration de 1789 et de la garantie du libre exercice des cultes par la loi de 1905.
  4. La liberté religieuse ne doit pas rester un simple principe, elle doit être inscrite dans la loi et constituer un « droit civil » : c’est ce que fait la loi de 1905.

 Le message de l’Évangile : un appel à notre liberté

Deuxièmement, et plus profondément, la laïcité est en conformité avec le message même de l’Évangile.

Le message fondamental que Dieu adresse à l’homme dans la Bible s’adresse à sa liberté : il y a un choix à faire entre le bien et le mal, mais Dieu est attaché au fait que nous fassions ce choix librement. Un choix non libre n’a pas de valeur aux yeux de Dieu, qu’on le fasse soi-même ou qu’on l’impose aux autres. C’est par exemple ce qu’expriment ces versets du Deutéronome :

Aujourd’hui je place devant vous la vie et le bonheur d’une part, la mort et le malheur d’autre part. Prêtez donc attention aux commandements que je vous communique aujourd’hui : acceptez d’aimer le Seigneur votre Dieu, de suivre le chemin qu’il vous trace, d’obéir à ses commandements, à ses lois et à ses règles : alors vous vivrez ! (Dt, 30, 15-16)

L’attachement de Dieu à la liberté a des conséquences importantes concernant la façon dont nous devons relayer son message. La seule façon chrétienne de répandre l’Évangile consiste à briller comme une lampe : non pas contraindre, mais briller, donner envie à quiconque de suivre le Christ à partir de l’exemple que nous en incarnons. C’est ce que Jésus lui-même nous enseigne dans le « Discours sur la montagne » :

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville construite sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un seau. Au contraire, on la place sur son support, d’où elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant les hommes, afin qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils louent votre Père qui est dans les cieux. » (Mt, 5, 14-16).

Notes

[1C’est ce que précise l’art. 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. »

7 Messages

  • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 2 août à 13:29, par Naroman

    Cet article montre bien qu’il y a une incompatibilité totale entre Dignitatis Humanæ et le Magistère précédent... Comment peut-on dire que la laïcité est compatible avec la vision catholique du monde, alors qu’il s’agit là d’une notion dénoncée par le Magistère tout au long du XIXème et du début du XXème siècles...

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    • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 2 août à 19:09, par Denis Cerba

      Cet article montre au contraire qu’il y a une concordance profonde entre le magistère actuel et le message éternel de l’Evangile. L’Eglise et le magistère progressent sous la mouvance de l’Esprit Saint : rien que de très normal pour un croyant.

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      • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 4 août à 17:55, par Naroman

        Il n’y a aucune concordance entre ce que dit Dignitatis Humanæ et l’Évangile. L’Évangile, c’est la royauté absolue de Jésus-Christ sur le monde, et cela passe par les sociétés aussi bien que par les individus. Et la doctrine catholique ne change pas, il s’agit là d’une erreur condamnée.

        « Ainsi est ouverte la voie à la variation substantielle des dogmes. Amoncellement infini de sophismes, où toute religion trouve son arrêt de mort. Évoluer et changer, non seulement le dogme le peut, il le doit : c’est ce que les modernistes affirment hautement et qui d’ailleurs découle manifestement de leurs principes. »

        St Pie X, encyclique Pascendi.

        « LVIII. - La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même, car elle évolue avec lui, en lui et par lui.
        LIX. - Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes, mais il a plutôt inauguré un certain mouvement religieux adapté ou qui doit être adapté à la diversité des temps et des lieux. »

        Erreurs condamnées par le décret Lamentabili (1907)

        Ainsi, Pie IX dans son Syllabus condamnait l’erreur de la séparation de l’Église et de l’État, ou que dans les états catholiques la religion catholique ne devait pas être reconnue comme étant la seule religion, à l’exclusion de tous les autres cultes. Léon XIII disait encore dans Libertas :

        « D’autres vont un peu moins loin, mais sans être plus conséquents avec eux-mêmes ; selon eux, les lois divines doivent régler la vie et la conduite des particuliers, mais non celle des Etats ; il est permis dans les choses publiques de s’écarter des ordres de Dieu et de légiférer sans en tenir aucun compte ; d’où naît cette conséquence pernicieuse de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais l’absurdité de ces opinions se comprend sans peine. Il faut, la nature même le crie, il faut que la société donne aux citoyens les moyens et les facilités de passer leur vie selon l’honnêteté, c’est-à-dire selon les lois de Dieu, puisque Dieu est le principe de toute honnêteté et de toute justice ; il répugnerait donc absolument que l’Etat pût se désintéresser de ces mêmes lois ou même aller contre elles en quoi que ce soit. »

        Et St Pie X, qui était Pape au moment de l’instauration de la laïcité en France, a écrit une encyclique entièrement dédiée à ce sujet, où il déclare :

        « Qu’il faille séparer l’Etat de l’Eglise, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient. »

        Vehementer Nos

        Tout cela est très clair.

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  • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 5 août à 09:36, par Denis Cerba

    Vous accumulez des citations d’encycliques, mais semblez ignorer que Dignitatis Humanae est une déclaration du concile Vatican II. Nous vous rappelons que pour un catholique, et ce depuis les débuts de l’Eglise, la déclaration d’un concile oecuménique a une valeur sans commune mesure avec celle d’une encyclique.

    C’est pourquoi Dignitatis Humanae, outre sa valeur intrinsèque, représente sans aucun doute aujourd’hui, ne vous en déplaise, la position catholique sur la liberté religieuse et la laïcité.

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    • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 5 août à 11:44, par Naroman

      Sauf que cela prouve qu’il y a changement de doctrine, et cela est innaceptable. Et Dignitatis Humanæ elle-même se refuse à admettre un changement de doctrine, vu que le document dit explicitement : « Or, puisque la liberté religieuse, que revendique l’homme dans l’accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu, concerne l’exemption de contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ  » (DH 1)

      Donc à la fois, nous ne voulons pas changer la doctrine, de l’autre, nous la changeons quand même ! Quelle absurdité. D’ailleurs même DH ne fait pas l’apologie de la laïcité (séparation de l’Église et de l’État et indifférence de la société à l’égard de la vraie religion), mais affirme qu’il ne peut y avoir de coercition à l’égard de la pratique des autres religions dans la sphère publique (ce qui est également faux, mais pas le sujet dans cet article)

      Et Vatican II étant un concile pastoral, aucune de ses déclarations ne sont dogmatiques et irréformables, et DH ne demande pas l’assentiment de la foi. Le cardinal Brandmüller dit explicitement : « « There is a huge difference between a great constitution, » like the Vatican II constitutions on the church, the liturgy and divine revelation, « and simple declarations, » like the Vatican II declarations on Christian education and the mass media. « Strangely enough, the two most controversial documents » for the SSPX — those on religious freedom [Dignitatis humanae] and on relations with non-Christians [Nostra aetate] — « do not have a binding doctrinal content, so one can dialogue about them, » the cardinal said. »

      https://rorate-caeli.blogspot.com/2012/05/card-brandmuller-nostra-aetate-and.html

      De même pour le cardinal Pozzo : « With regard to the earlier-mentioned documents above – Nostra Aetate about interreligious dialogue ; the decree Unitatis Redintegratio on ecumenism ; and the Declaration Dignitatis Humanae on religious liberty – Pozzo explicitly says :

      They are not about doctrines or definitive statements, but, rather, about instructions and orienting guides for pastoral practice. »

      https://onepeterfive.com/abp-pozzo-on-sspx-disputed-vatican-ii-documents-are-non-doctrinal/

      Donc non, DH ne représente pas la doctrine catholique, et même s’il la représentait, il ne fait pas l’apologie de la laïcité. Même si dans les faits, son application a permis de détruire les États catholiques en Europe et en Amérique.

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  • Qu’est-ce que la laïcité ? Le 5 août à 13:01, par Denis Cerba

    Désolé : nous ne poursuivrons pas plus avant cette polémique stérile !
    Tous les éléments qui justifient notre position se trouvent dans l’article, à condition que vous vous montriez capable de le lire et de le comprendre.

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