Qu’est-ce que l’Église pour les chrétiens ?

vendredi 4 octobre 2013, par theopedie

L’Église a été désirée par Jésus comme la nouvelle nation choisie par Dieu, le peuple de l’alliance entre Dieu et les hommes. Elle prend ainsi le relais de la nation juive, le peuple de la promesse rassemblé par Moïse et sans cesse rappelé à la fidélité par les prophètes.

 L’expression extérieure d’une religion intérieure

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La vierge au manteau
Marie est le symbole de l’Église. Son auréole exprime la lumière de son âme parfaitement unie à Dieu.

La religion est l’union entre Dieu et les hommes : il s’agit là d’une réalité mystique et sacrée, intérieure et invisible. Mais cette union s’exprime de manière concrète et visible. Avant de répondre librement par leur foi à cette union entre Dieu et les hommes, c’est par l’Église que les chrétiens ont en effet entendu l’appel de Dieu, à travers des témoignages concrets. C’est encore dans l’Église qu’ils donnent à cette union l’expression visible de leur engagement.

Ainsi, si la religion est d’abord une réalité personnelle, elle n’est pas pour autant individuelle : lorsque Jésus présente à ses disciples leur union avec Dieu, il la résume dans les deux commandements de la solidarité : (1) être solidaire de Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force et (2) être solidaire de son prochain comme s’il s’agissait de soi-même. L’union à Dieu s’exprime et est vérifiée par l’union à son prochain. Ainsi, les grands saints n’ont jamais pu supporter l’injustice et la misère des hommes : il y a là pour eux une image de Dieu humilié.

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JMJ à Copa Cabana
Le peuple de Dieu.

L’Église enfin vise à rendre gloire au Créateur : « soit que vous mangiez, soit que vous buviez, faites tout pour la gloire de Dieu » dit saint Paul. Et s’il est vrai que les chrétiens sont appelés à lutter sans cesse pour faire de ce monde une monde passionné de science, de beauté et d’amour, c’est en dernier lieu pour faire de ce monde une offrande agréable à Dieu.

 Une nation humaine structurée

L’Église est composée d’hommes et de femmes. À la suite de Jésus, elle s’est structurée en une véritable nation, avec ses responsables, ses règles, ses citoyens, etc. Les responsables sont d’abord les évêques, les successeurs des douze apôtres choisis par Jésus pour être les piliers et les colonnes de sa communauté. Ils sont aidés par les prêtres et les diacres. Pour les uns comme pour les autres, cette responsabilité n’est pas une façon de dominer mais de servir le peuple de Dieu. On devient citoyen de ce peuple par un acte officiel : le baptême.

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Messe pendant les JMJ
Le pape, parmi des évêques. Au centre, l’autel qui symbolise le sacrifice de Jésus.

L’Église a ses propres rites : il y en a sept principaux que l’on nomme les sacrements. Ces sacrements sont comme des icônes vivantes de Jésus. En les pratiquant, les chrétiens revivent les moments clés de la vie de Jésus. Il y a sept sacrements, dont la communion est le principal. C’est le sacrement de l’union à Dieu. L’Église a aussi sa propre vision du monde : les éléments essentiels de sa vision du monde sont contenu dans le Credo, la profession de foi que les chrétiens se transmettent dès l’origine. Elle a enfin ses propres constitutions, écrites par les Conciles, et ses propres règles de conduite (droit canonique).

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L’Église, épouse du Christ
Elle tient dans sa main la Parole de Dieu incarnée en Jésus. La mandorle derrière symbolise sa gloire.

 Le lieu d’où Dieu agit avec les hommes

« Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu » dit saint Paul (1 Co 3,16). Création de Dieu, construite et prêché par Jésus, la religion qui anime l’Église vient de Dieu. L’Église est ainsi le lieu où habite l’Âme du Créateur (l’Esprit Saint). Cette Âme travaille de l’intérieur chacun de ses membres afin de faire de tous non seulement un peuple de frères unis en Jésus, mais aussi un peuple saint et béni : « vous êtes la nation sainte, le peuple que Dieu s’est acquis pour que vous proclamiez ses hauts faits » (1 P 2,9).

 Une Église encore inachevée

L’Église n’a pas sa fin en elle-même. Elle est sans cesse en devenir, en attente, en pèlerinage sur la terre. Elle est au service du paradis, le royaume de Dieu qui lui a été promis, et elle attend le retour glorieux de son fondateur, Jésus Christ, qui inaugurera le paradis.

L’Église aura pleinement atteint son but lorsque Jésus le Saint reviendra rétablir toutes choses dans la vérité et tout remettre entre les mains de son Père : « Alors la mort n’existera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien aura disparu : Dieu sera tout en tous » (Ap 21,4)

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