Qu’est-ce qu’un chapelet ?

dimanche 11 août 2013, par theopedie

Un chapelet est une prière à Dieu que l’on confie à la sainte Vierge. Prier Marie, ce n’est pas prier Dieu. On prie Dieu pour qu’il exauce nos prières, mais on prie Marie pour qu’elle prie Dieu avec nous. Marie a en effet la pleine confiance de Dieu et sa prière est très puissante.


Un chapelet dure entre 15 et 40 minutes, selon le rythme de la prière. Il est composé de cinq dizaines de chapelet (article détaillé ici) et chaque dizaine est consacré à un épisode de la vie de Jésus, appelé « Mystère ». Le chapelet est ainsi une façon de méditer sur la vie de Jésus, en communion avec sa mère qui « gardait toutes ces choses dans son coeur » (Évangile selon saint Luc). On récite le chapelet ainsi :

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On a coutume de choisir un président pour guider la prière : il commence les prières et l’assemblée les termine. C’est lui aussi qui compte le nombre de Je vous salue Marie. Pour cela, il a dans sa main un dizainier ou un chapelet. Le président peut changer à chaque dizaine. Voire, le président peut changer à chaque Je vous salue Marie (on garde alors la même personne pour entonner le gloria et annoncer les mystères).

Il y a quatre chapelets possibles selon que l’on veut méditer sur tel ou tel aspect de la vie de Jésus. La coutume est associe à chaque jour de la semaine un chapelet particulier :

  • Lundi : Mystère joyeux.
  • Mardi : Mystère douloureux.
  • Mercredi : Mystère glorieux.
  • Jeudi : Mystère lumineux.
  • Vendredi : Mystère douloureux (en souvenir de Jésus crucifié sur la croix).
  • Samedi : Mystère joyeux (jour traditionnellement consacré à Marie)
  • Dimanche : Mystère glorieux (en souvenir de la résurrection).

 Mystères joyeux

Les mystères joyeux regroupent cinq épisodes qui ont marqué la jeunesse de Jésus.

1er Mystère : L’Annonciation à Marie par l’ange Gabriel (Lc 1,26-38 ; Mt 1,18-25)

Le sixième mois, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée, Nazareth, chez une jeune fille fiancée à un homme appelé Joseph. Celui-ci était un descendant du roi David ; le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur t’a accordé une grande faveur, il est avec toi. » Marie fut très troublée par ces mots ; elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « N’aie pas peur, Marie, car tu as la faveur de Dieu. Bientôt tu seras enceinte, puis tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus. Il sera grand et on l’appellera le Fils du Dieu très-haut. Le Seigneur Dieu fera de lui un roi, comme le fut David son ancêtre, et il régnera pour toujours sur le peuple d’Israël, son règne n’aura point de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il possible, puisque je suis vierge ? » L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Dieu très-haut te couvrira comme d’une ombre. C’est pourquoi on appellera saint et Fils de Dieu l’enfant qui doit naître. Élisabeth ta parente attend elle-même un fils, malgré son âge ; elle qu’on disait stérile en est maintenant à son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. » Alors Marie dit : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » Et l’ange la quitta.

2e Mystère : La Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth (Lc 1,39-55)

Dans les jours qui suivirent, Marie se mit en route et se rendit en hâte dans une localité de la région montagneuse de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Au moment où celle-ci entendit la salutation de Marie, l’enfant remua en elle. Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit et s’écria d’une voix forte : « Dieu t’a bénie plus que toutes les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras ! Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? Car, vois-tu, au moment où j’ai entendu ta salutation, l’enfant a remué de joie en moi. Tu es heureuse : tu as cru que le Seigneur accomplira ce qu’il t’a annoncé ! » Marie dit alors : « De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur, mon cœur est plein de joie à cause de Dieu, mon Sauveur ; car il a bien voulu abaisser son regard sur moi, son humble servante. Oui, dès maintenant et en tous les temps, les humains me diront bienheureuse, car Dieu le Tout-Puissant a fait pour moi des choses magnifiques. Il est le Dieu saint, il est plein de bonté en tout temps pour ceux qui le respectent. Il a montré son pouvoir en déployant sa force : il a mis en déroute les hommes au cœur orgueilleux, il a renversé les rois de leurs trônes et il a placé les humbles au premier rang. Il a comblé de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide au peuple d’Israël, son serviteur : il n’a pas oublié de manifester sa bonté envers Abraham et ses descendants, pour toujours, comme il l’avait promis à nos ancêtres. »

3e Mystère : La Nativité de Jésus à Bethléem (Mt 2,1-12 ; Lc 2,1-20)

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. » Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître. Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit : “Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël.” » Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s’informa auprès d’eux du moment précis où l’étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille, moi aussi, l’adorer. » Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l’enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

4e Mystère : La Présentation de Jésus nouveau-né au Temple (Lc 2,22-38)

Puis le moment vint pour Joseph et Marie d’accomplir la cérémonie de purification qu’ordonne la loi de Moïse. Ils amenèrent alors l’enfant au temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur, car il est écrit dans la loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera mis à part pour le Seigneur. » Ils devaient offrir aussi le sacrifice que demande la même loi, « une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons. » Il y avait alors à Jérusalem un certain Siméon. Cet homme était droit ; il respectait Dieu et attendait celui qui devait sauver Israël. Le Saint-Esprit était avec lui et lui avait appris qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie envoyé par le Seigneur. Guidé par l’Esprit, Siméon alla dans le temple. Quand les parents de Jésus amenèrent leur petit enfant afin d’accomplir pour lui ce que demandait la loi, Siméon le prit dans ses bras et remercia Dieu en disant : « Maintenant, Seigneur, tu as réalisé ta promesse : tu peux laisser ton serviteur mourir en paix. Car j’ai vu de mes propres yeux ton salut, ce salut que tu as préparé devant tous les peuples : c’est la lumière qui te fera connaître aux nations du monde et qui sera la gloire d’Israël, ton peuple. » Le père et la mère de Jésus étaient tout étonnés de ce que Siméon disait de lui. Siméon les bénit et dit à Marie, la mère de Jésus : « Dieu a destiné cet enfant à causer la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de Dieu auquel les gens s’opposeront, et il mettra ainsi en pleine lumière les pensées cachées dans le cœur de beaucoup. Quant à toi, Marie, la douleur te transpercera l’âme comme une épée. » Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d’Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu’elle avait épousé dans sa jeunesse, puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait pas le temple, mais elle servait Dieu jour et nuit : elle jeûnait et elle priait. Elle arriva à ce même moment et se mit à remercier Dieu. Et elle parla de l’enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem.

5e Mystère : Le Recouvrement de l’enfant Jésus au Temple (Lc 2,40-51)

L’enfant grandissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse et la faveur de Dieu reposait sur lui. Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Lorsque Jésus eut douze ans, ils l’emmenèrent avec eux selon la coutume. Quand la fête fut terminée, ils repartirent, mais l’enfant Jésus resta à Jérusalem et ses parents ne s’en aperçurent pas. Ils pensaient que Jésus était avec leurs compagnons de voyage et firent une journée de marche. Ils se mirent ensuite à le chercher parmi leurs parents et leurs amis, mais sans le trouver. Ils retournèrent donc à Jérusalem en continuant à le chercher. Le troisième jour, ils le découvrirent dans le temple : il était assis au milieu des maîtres de la loi, les écoutait et leur posait des questions. Tous ceux qui l’entendaient étaient surpris de son intelligence et des réponses qu’il donnait. Quand ses parents l’aperçurent, ils furent stupéfaits et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Ton père et moi, nous étions très inquiets en te cherchant. » Il leur répondit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Jésus repartit avec eux à Nazareth. Il leur obéissait. Sa mère gardait en elle le souvenir de tous ces événements.

 Mystères lumineux

Les mystères lumineux regroupent cinq épisodes qui ont marqué la vie de prédicateur de Jésus.

1er Mystère : Le Baptême de Jésus au Jourdain (Mt 3,13-17)

Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain ; il arriva auprès de Jean pour être baptisé par lui. Jean s’y opposait et lui disait : « C’est moi qui devrais être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Accepte qu’il en soit ainsi pour le moment. Car voilà comment nous devons accomplir tout ce que Dieu demande. » Alors Jean accepta. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau. Au même moment le ciel s’ouvrit pour lui : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et une voix venant du ciel déclara : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie. »

2e Mystère : Les noces de Cana (Jn 2,1-12)

Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là, et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage. A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors : « Ils n’ont plus de vin. » Mais Jésus lui répondit : « Mère, est-ce à toi de me dire ce que j’ai à faire ? Mon heure n’est pas encore venue. » La mère de Jésus dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d’eux pouvait contenir une centaine de litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces récipients. » Ils les remplirent jusqu’au bord. Alors Jésus leur dit : « Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. » C’est ce qu’ils firent. Le maître de la fête goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient. Il appela donc le marié et lui dit : « Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu’à maintenant ! » Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée ; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il se rendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples. Ils n’y restèrent que peu de jours.

3e Mystère : L’annonce du Royaume de Dieu avec l’invitation à la conversion (Mc 1,15)

« Le moment fixé est arrivé, disait-il, car le Royaume de Dieu s’est approché ! Changez de comportement et croyez la Bonne Nouvelle ! »

4e Mystère : La Transfiguration (Lc 9,28-36)

Environ une semaine après qu’il eut parlé ainsi, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur une montagne pour prier. Pendant qu’il priait, son visage changea d’aspect et ses vêtements devinrent d’une blancheur éblouissante. Soudain, il y eut là deux hommes qui s’entretenaient avec Jésus : c’étaient Moïse et Élie, qui apparaissaient au milieu d’une gloire céleste. Ils parlaient avec Jésus de la façon dont il allait réaliser sa mission en mourant à Jérusalem. Pierre et ses compagnons s’étaient profondément endormis ; mais ils se réveillèrent et virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Au moment où ces hommes quittaient Jésus, Pierre lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » — Il ne savait pas ce qu’il disait. — Pendant qu’il parlait ainsi, un nuage survint et les couvrit de son ombre. Les disciples eurent peur en voyant ce nuage les recouvrir. Du nuage une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, que j’ai choisi. Écoutez-le ! » Après que la voix eut parlé, on ne vit plus que Jésus seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ce temps-là, ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu.

5e Mystère : L’institution de l’Eucharistie (Mt26,17-29)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent demander à Jésus : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » Jésus leur dit alors : « Allez à la ville chez un tel et dites-lui : “Le Maître déclare : Mon heure est arrivée ; c’est chez toi que je célébrerai la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent le repas de la Pâque. Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. Pendant qu’ils mangeaient, Jésus dit : « Je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous me trahira. » Les disciples en furent profondément attristés et se mirent à lui demander l’un après l’autre : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Seigneur ? » Jésus répondit : « Celui qui a trempé avec moi son pain dans le plat, c’est lui qui me trahira. Le Fils de l’homme va mourir comme les Écritures l’annoncent à son sujet ; mais quel malheur pour celui qui trahit le Fils de l’homme ! Il aurait mieux valu pour cet homme-là ne pas naître ! » Judas, celui qui le trahissait, prit la parole et demanda : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Maître ? » Jésus lui répondit : « C’est toi qui le dis. » Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez ceci, c’est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est versé pour une multitude de gens, pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père. »

 Mystères douloureux

Les mystères douloureux regroupent cinq épisodes qui ont marqué la mort de Jésus.

1er Mystère : L’Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers (Mt 26,36-50 ; Mc 14,32-46 ; Lc 22,39-48 ; Jn 18,1-8)

Alors Jésus arriva avec ses disciples à un endroit appelé Gethsémané et il leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » Puis il emmena avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à ressentir de la tristesse et de l’angoisse. Il leur dit alors : « Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle ; restez ici et veillez avec moi. » Il alla un peu plus loin, se jeta le visage contre terre et pria en ces termes : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » Il revint ensuite vers les trois disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : « Ainsi vous n’avez pas été capables de veiller avec moi même une heure ? Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L’être humain est plein de bonne volonté, mais il est faible. » Il s’éloigna une deuxième fois et pria en ces termes : « Mon Père, si cette coupe ne peut pas être enlevée sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Il revint encore auprès de ses disciples et les trouva endormis ; ils ne pouvaient pas garder les yeux ouverts. Jésus les quitta de nouveau, s’éloigna et pria pour la troisième fois en répétant les mêmes paroles. Puis il revint auprès des disciples et leur dit : « Vous dormez encore et vous vous reposez ? Maintenant, l’heure est arrivée et le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous, allons-y ! Voyez, l’homme qui me livre à eux est ici ! » Jésus parlait encore quand arriva Judas, l’un des douze disciples. Il y avait avec lui une foule nombreuse de gens armés d’épées et de bâtons. Ils étaient envoyés par les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif. Judas, celui qui leur livrait Jésus, avait indiqué à cette foule le signe qu’il utiliserait : « L’homme que j’embrasserai, c’est lui. Saisissez-le. » Judas s’approcha immédiatement de Jésus et lui dit : « Salut, Maître ! » Puis il l’embrassa. Jésus lui répondit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le vite. » Alors les autres s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.

2e Mystère : La Flagellation de Jésus (Mt 27,26 ; Mc 15,15 ; Jn 19,1)

Alors Pilate leur libéra Barabbas ; il fit frapper Jésus à coups de fouet et le livra pour qu’on le cloue sur une croix.

3e Mystère : Le Couronnement d’épines (Mt 27,27-30 ; Mc 15,16-20 ; Jn 18,37 ; Jn 19,2-15)

Les soldats de Pilate emmenèrent Jésus dans le palais du gouverneur et toute la troupe se rassembla autour de lui. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le revêtirent d’un manteau rouge. Puis ils tressèrent une couronne avec des branches épineuses, la posèrent sur sa tête et placèrent un roseau dans sa main droite. Ils se mirent ensuite à genoux devant lui et se moquèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils crachaient sur lui et prenaient le roseau pour le frapper sur la tête.

4e Mystère : Le Portement de Croix (Mt 27,31-33 ; Mc 15,20-22 ; Lc 23,26-32 ; Jn 19,16-17)

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le clouer sur une croix. En sortant de la ville, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon ; les soldats l’obligèrent à porter la croix de Jésus. Ils arrivèrent à un endroit appelé Golgotha, ce qui signifie « Le lieu du Crâne ».

5e Mystère : Le Crucifiement et la mort de Jésus sur la croix (Mt 27,34-61 ; Mc 15,23-47 ; Lc 23,33-56 ; Jn 19,18-42)

Et là, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mélangé avec une drogue amère ; après l’avoir goûté, il ne voulut pas en boire. Ils le clouèrent sur la croix et se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Puis ils s’assirent là pour le garder. Au-dessus de sa tête, ils placèrent une inscription qui indiquait la raison de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Deux brigands furent alors cloués sur des croix à côté de Jésus, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Les passants l’insultaient en hochant la tête ; ils lui disaient : « Toi qui voulais détruire le temple et en bâtir un autre en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres, les maîtres de la loi et les anciens se moquaient de lui et disaient : « Il a sauvé d’autres gens, mais il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est le roi d’Israël ? Qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. Il a mis sa confiance en Dieu et a déclaré : “Je suis le Fils de Dieu.” Eh bien, si Dieu l’aime, qu’il le sauve maintenant ! » Et les brigands qui avaient été mis en croix à côté de lui l’insultaient de la même manière. A midi, l’obscurité se fit sur tout le pays et dura jusqu’à trois heures de l’après-midi. Vers trois heures, Jésus cria avec force : « Éli, Éli, lema sabactani ? » — ce qui signifie « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » — Quelques-uns de ceux qui se tenaient là l’entendirent et s’écrièrent : « Il appelle Élie ! » L’un d’eux courut aussitôt prendre une éponge, la remplit de vinaigre et la fixa au bout d’un roseau, puis il la tendit à Jésus pour qu’il boive. Mais les autres dirent : « Attends, nous allons voir si Élie vient le sauver ! » Jésus poussa de nouveau un grand cri et mourut. A ce moment, le rideau suspendu dans le temple se déchira depuis le haut jusqu’en bas. La terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux croyants qui étaient morts revinrent à la vie. Ils sortirent des tombeaux et, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans Jérusalem, la ville sainte, où beaucoup de personnes les virent. Le capitaine romain et les soldats qui gardaient Jésus avec lui virent le tremblement de terre et tout ce qui arrivait ; ils eurent alors très peur et dirent : « Il était vraiment le Fils de Dieu ! » De nombreuses femmes étaient là et regardaient de loin : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles, il y avait Marie du village de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Quand le soir fut venu, un homme riche, qui était d’Arimathée, arriva. Il s’appelait Joseph et était lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le remettre à Joseph. Celui-ci prit le corps, l’enveloppa dans un drap de lin neuf et le déposa dans son propre tombeau qu’il venait de faire creuser dans le rocher. Puis il roula une grosse pierre pour fermer l’entrée du tombeau et s’en alla. Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

 Mystères glorieux

Les mystères glorieux regroupent cinq épisodes qui ont marqué la résurrection de Jésus.
Mystères glorieux du Rosaire

1er Mystère : La Résurrection de Jésus (Mt 28,1-10 ; Mc 16,1-18 ; Lc 24,1-12 ; Jn 20,1-28)

Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le tombeau. Soudain, il y eut un fort tremblement de terre ; un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige. Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ; il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché. Allez vite dire à ses disciples : “Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus. Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

2e Mystère : L’Ascension de Jésus au ciel (Lc 24,39-53 ; Mc 16,19-20 ; Ac 1,6-9)

Ceux qui étaient réunis auprès de Jésus lui demandèrent alors : « Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de savoir quand viendront les temps et les moments, car le Père les a fixés de sa seule autorité. Mais vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. » Après ces mots, Jésus s’éleva vers le ciel pendant que tous le regardaient ; puis un nuage le cacha à leurs yeux.

3e Mystère : L’effusion du Saint Esprit au jour de la Pentecôte (Ac 2,1-4)

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer.

4e Mystère : La Dormition et l’Assomption de Marie au ciel (2 R 2,11 ; Tradition ; LG 59)

5e Mystère : Le Couronnement de Marie dans le ciel (Ap 12,1 ; Tradition ; LG 59 et 68)

Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, qui avait la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête.

 Dévotions supplémentaires

  • Le Credo + trois Je vous salue Marie (en l’honneur de la sainte Trinité) récités au début du chapelet sont facultatif, mais quasiment toujours dit. On les consacre traditionnellement aux intentions du Pape.
  • À la fin de chaque dizaine, certaines personnes récitent la prière de Fatima : « Au bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre sainte miséricorde ».
  • À la fin du chapelet, certaines personnes chantent le Salve et se confie à l’intercession de leurs saints préférés. Par exemple : « saintes anges gardiens, veillez sur nous » ou « saint Pierre et saint Paul, priez pour nous ».

L’ordre dominicain, à qui la Vierge et l’Église a confié le rosaire, a l’habitude de réciter le chapelet dans sa forme la plus simple et la plus épurée.

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