Pourquoi se confesser est-il difficile ?

lundi 9 juin 2014, par theopedie

La confession est peut-être l’acte le plus difficile pour les pénitents : à preuve la crise que connaît actuellement ce sacrement. Les difficultés peuvent être multiples :

  • soit que le confesseur est trop proche pour que l’on ait le sentiment d’un véritable secret de confession,
  • soit qu’il ne prenne pas suffisamment au sérieux la croissance spirituelle des personnes,
  • soit encore que d’autres rites de réconciliation sont présentés comme étant suffisants en matière de péché grave (rite pénitentiel de la messe, absolution collective), alors qu’ils ne le sont qu’exceptionnellement [CDC, can. 961],
  • soit enfin que le pénitent offre une forme de résistance à l’autorité de l’Église en matière de morale et préfère d’autres formes de réconciliation plutôt que la confrontation avec le confesseur.

Aussi, étant donnée l’importance du confesseur, et parce que la confession est un dialogue entre deux personnes, il convient de décrire la relation du confesseur avec le pénitent : l’Ordo Penitentiae décrit l’attitude du confesseur pendant l’acte de confession comme étant celle d’un frère, d’un juge, d’un père et d’un médecin [OP, 10]. Derrière cette liste, il est possible de voir l’attitude du pénitent qui doit lui répondre : responsabilité, humilité, respect et discernement.

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