Pourquoi donne-t-on une pénitence pendant la confession ?

lundi 9 juin 2014, par theopedie

En bref : La pénitence, dans le sacrement de confession, n’est pas d’abord une punition. Elle est avant tout un moyen : un moyen librement consenti pour pouvoir exprimer le regret de ses fautes, le désir de les réparer et de se donner les moyens de changer de vie.

Pour bien comprendre la finalité de la pénitence sacramentelle, il convient de rappeler que nous avons exclue comme motif de la pénitence la punition en tant que telle et la souffrance en tant que telle : ce qui doit prédominer c’est dans la pénitence l’expression d’une affliction libre et sincère. Si cette affliction est sincère et libre, le pénitent cherchera sincèrement et librement à effacer les traces de son péchés. Il y a en effet des blessures qui peuvent demeurer et demeurent généralement après que la faute a été remise. Ces blessures peuvent avoir affecté autrui et nous-mêmes. La pénitence vise donc d’abord, et pour autant que faire se peut, à « réparer les dommages causés » [OP, 6] et à effacer les blessures que notre péché a infiigé à autrui : « Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela » [CEC, 1459]. Ne pas respecter la proportionnalité, de ce point de vue, ce n’est pas satisfaire aux exigences de la justice la plus humaine qui soit. Il y a ensuite les blessures de notre âme : les mauvaises inclinations et les mauvais vouloirs qui demeurent après le péché. Or, pour l’ Ordo Penitentiae, une pénitence qui ferait place à une pratique proportionnée en matière d’aumônes, d’ascèse et de prières peut obtenir une puissance thérapeutique [OP, 18].

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