Où se situe le jardin d’Éden ?

lundi 30 décembre 2013, par Paul Adrien d’Hardemare

JPEG - 115.2 ko
Carte avec le jardin d’Eden en son centre
Mappa mundi beatus (XIIe siècle)

Le jardin d’Éden est un jardin paradisiaque planté par Dieu et décrit dans le chapitre deuxième de la Genèse. Sa localisation a alimenté beaucoup de fantasmes au cours du Moyen-Âge, et l’on raconte comment de nombreuses personnes partaient à la recherche de ce jardin perdu, parfois encore appelé le « royaume du prêtre Jean » (Cf. par exemple le livre de Baudolino d’Umberto Ecco). Voici comment la Bible en parle :

Il fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect agréable et aux fruits délicieux. Il mit au centre du jardin l’arbre de la vie, et l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Un fleuve prenait sa source au pays d’Éden et irriguait le jardin. De là, il se divisait en quatre bras. Le premier était le Pichon ; il fait le tour du pays de Havila. Dans ce pays, on trouve de l’or, un or de qualité, ainsi que la résine parfumée de bdellium et la pierre précieuse de cornaline. Le second bras du fleuve était le Guihon, qui fait le tour du pays de Kouch. Le troisième était le Tigre, qui coule à l’est de la ville d’Assour. Enfin le quatrième était l’Euphrate. Gn 2, 9-14

 Première interprétation géographique

GIF - 91 ko
Le jardin d’Eden
Reconstitution géographique

À l’aide de ces quatre fleuves, de nombreuses théories ont été proposées pour reconstruire la géographie du pays d’Éden. Si le Tigre et l’Euphrate peuvent raisonnablement être identifiés avec les fleuves éponymes actuels, le problème vient du Pichon et du Guihon qui ne nous sont pas connus avec certitude. Nous donnons ici un exemple d’identification géographique, peut être le plus probant, :

  • le Tigre est identifié avec l’actuel Tigre ;
  • l’Euphrate est identifié avec l’actuel Euphrate ;
  • le Guihon est identifié avec la mer rouge (le pays de Kouch étant traditionnellement identifié avec l’Éthiopie) ;
  • le Pichon est identifié avec un fleuve aujourd’hui tari, mais coulant naguère à travers le golfe arabique, et que l’archéologie a permis de retrouver.

On constate, de manière étonnante, que le centre de ces quatre fleuves se trouve ... en Palestine. Peut-être même, selon la reconstitution que propose l’auteur dont nous avons citons les recherches archéologiques ci-dessus, ces quatre fleuves avaient-ils pour source commune … le Jourdain !

Cette reconstitution semble trop belle pour être vraie : pourtant elle paraît avoir une certaine probabilité, au moins en ce qui concerne le texte biblique. En effet, si l’identification géographique des quatre fleuves présentée ci-dessus est sujette à caution, en revanche, l’association entre Israël et le jardin d’Éden l’est beaucoup moins. Dans la Bible, les associations entre le pays Israël et le paradis sont nombreuses et attestées : il y a le thème biblique de la terre promise, l’allégorie d’Ézéchiel (Ez 31,3-9), les prophéties d’Isaïe (Is 51,3), le baptême de Jésus (Mc 1), etc.

 Deuxième interprétation géographique

Mais si tel était le cas, si le jardin d’Éden était bien en Palestine, nous serions en présence d’un paradoxe : le jardin d’Éden duquel Adam a été banni est précisément le pays que les descendants d’Adam (le peuple juif) n’ont jamais (ou presque) cessé d’habiter !

The Garden of Eden
The Bible’s Buried Secrets (Interprétation
restrictive à prendre avec du recul)
TrollOld

En réalité, ce paradoxe s’explique de manière simple : comme nous l’avons dit, le jardin d’Éden est certes une réalité géographique mais c’est aussi et avant tout une réalité spirituelle. Redisons-le : si le jardin d’Éden est un lieu d’harmonie entre l’homme et la nature (réalité matérielle et géographique), c’est parce qu’il est avant tout un lien d’harmonie morale (réalité spirituelle). C’est cette harmonie spirituelle qui fonde et garantit l’harmonie physique. Si tel est bien le cas, le jardin d’Éden se situe partout où les hommes vivent dans l’harmonie morale et spirituelle. C’est d’ailleurs ce qui dit explicitement la Bible :

Oui, YHWH console Sion (Jérusalem), il console toutes ses ruines, il rend son désert comme un Éden, sa steppe comme un jardin de YHWH. On y trouvera l’allégresse et la joie, la louange et le son de la lyre (Isaïe, 51,3)

Le jardin d’Éden se situe donc là où les hommes vivent en harmonie spirituelle : pour Isaïe, cela pouvait être Jérusalem. Pour Jean le baptise, le jardin d’Éden se trouvait près du fleuve du Jourdain là où les hommes demandaient pardon. En particulier, le jardin d’Éden se trouve aussi là où le premier homme « Adam » avait découvert le bien et le mal et où, pour la première fois, un animal avait entendu pour la suivre la voix de la conscience morale. Il avait vécu alors pour un bref temps dans un état d’harmonie spirituelle, donc dans le jardin d’Éden, lieu d’harmonie naturelle.

De façon très subtile, la Bible place cet endroit en Palestine (on ne prête qu’aux riches : les juifs croyaient être les détenteurs de la véritable science morale et spirituelle). Ce serait toutefois à l’archéologie et à la paléontologie, si ces sciences le pouvaient, de nous dire dans quelle région du globe le premier hominidé fut doté d’une conscience morale. Bien plus, ce serait à la religion de nous dire comment retrouver dans le lieu où nous habitons déjà la porte d’entrée du Jardin d’Éden.l avait façonné. Il fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect agréable et aux fruits délicieux. Il mit au centre du jardin l’arbre de la vie, et l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Gn 2, 8-9

Mais comment interpréter ce lieu ? S’agit-il d’un lieu précis ? d’une simple image ? Voici ce que dit saint Augustin à ce sujet :

Il y a sur le paradis trois avis généraux. Le premier est celui des interprètes qui le regardent uniquement comme un lieu matériel ; le second appartient à ceux qui veulent que ce soit un lieu purement spirituel, et enfin le troisième, que je partage volontiers, est celui qui attache au paradis les deux sens. (De civ. Dei, lib. xiii, cap. 21)

Autrement dit, nous aurions trois possibilités :

  1. Soit le jardin d’Éden est uniquement matériel : on dira qu’il s’agit soit d’un lieu géographique désormais inaccessible et comportant les espèces d’arbres sus-mentionnées.
  2. Soit le jardin d’Éden est uniquement spirituel : il est à l’image du « Nirvana » des bouddhistes, ou du « ciel » et du « Royaume de Dieu ».
  3. Soit le jardin d’Éden est à la fois matériel et spirituel : il est à l’image du « Royaume de Dieu » dont Jean le baptiste disait qu’il s’était approché.

Pour saint Augustin, c’est cette troisième option qui est préférable. Voici d’ailleurs ce que dit saint Thomas d’Aquin à ce propos. Pour lui, c’est par souci de fidélité au texte qu’il ne faudrait pas d’abord chercher une réalité uniquement spirituelle :

Dans le jardin d’Éden
Desireless (More Love & Good Vibrations)
Jean-Christophe Magnin

Il faut répondre avec saint Augustin que ceux qui entendent le paradis dans un sens spirituel, en peuvent penser tout ce que leur imagination leur fournira de beau, pourvu qu’ils respectent ce que nous en apprend le fidèle exposé des faits. Car ce que l’Écriture nous dit du paradis, elle nous le raconte sous la forme d’un [poème] historique. Or, à l’égard de tout ce que l’Écriture expose de la sorte, il faut avant tout prendre pour base la vérité historique, sauf à y ajouter ensuite les sens spirituels qu’on peut s’ingénier à découvrir.(Ia 98,1)

JPEG - 57.5 ko
Le jardin d’Eden
Les riches heures du duc de Berry

Saint Thomas poursuit ensuite en affirmant que le paradis est un véritable lieu peuplé d’essences délicieuses et exempt de toutes souffrances. Mais il nous est difficile cependant de demander aux géographes et aux botanistes de trouver un tel lieu...

Alors que dire ? Il est possible que le jardin d’Éden soit à la fois spirituel et matériel, à la fois image et réalité. En effet, le jardin représente l’endroit où l’homme et la nature vivait en parfaite harmonie. Cette harmonie avait pour garantie le respect du bien et du mal. Le texte biblique le dit à sa façon : au centre du paradis se trouver l’arbre du bien et du mal dont le fruit était défendu. On appelle cela l’innocence originelle. Cette harmonie était, avant la chute du premier homme, une réalité historique et terrestre. Elle était de plus l’image du ciel, du véritable paradis auquel l’homme était destiné.

Portfolio

Le jardin d'Eden

4 Messages

  • Où se situe le jardin d’Éden ? Le 17 août 2015 à 11:34, par Fitarikandro

    Bonjour,
    Je voudrai savoir le vrai site ex-Jardin Eden

    Répondre à ce message

    • Où se situe le jardin d’Éden ? Le 10 novembre 2015 à 11:06, par Franck Guillon Verne

      bonjour,

      Après avoir longuement médité ce texte, j’en arrive à la conclusion suivante :
      La Bible parle d’un jardin, or le jardin est un lieu de paix, un lieu de jouissance, mais aussi un lieu clos. Cette clôture se matérialise par les quatre fleuves qui entourent le jardin (Gn 2, 10-14)
      Dans ce jardin, l’homme et la femme y sont établis et ils n’ont pas de honte à vivre nus l’un vis à vis de l’autre : (Gn 2, 25)
      C’est dans ce jardin que l’homme découvre sa femme et s’extasie : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! » (Gn 2, 23)
      Le jardin où se trouve maintenant l’homme et la femme, clos, entourés de quatre fleuves qui semblent vouloir les garder dans leur intimité, et qui semblent interdire à quiconque étranger d’y pénétrer, n’est-ce pas le lit conjugal, lieu de délice et de joie où l’homme et la femme n’ont pas de honte d’être nus l’un devant l’autre ? lieu où l’homme peut s’extasier devant sa femme ? lieu protégé de toute incursion étrangère, comme pour préserver le couple que Dieu vient tout juste de mettre au monde.
      Ainsi faisant, Dieu, fixait les « règles » de la vie de couple et en donnait toute sa valeur sacramentelle, déjà !
      Donc, pour moi, le jardin d’Éden, a une valeur symbolique qui annonce le sacrement du mariage dans son indissolubilité et dans son inviolabilité.

      Répondre à ce message

      • Où se situe le jardin d’Éden ? Le 11 novembre 2015 à 14:02, par theopedie

        Vous avez parfaitement raison : qui plus est, Jésus reprend le récit de la genèse pour parler du mariage. Il s’agit donc bien d’une anticipation sacramentelle. Toutefois, la portée de l’arbre de la connaissance « du bien et du mal » dépasse le seul cadre de morale conjugale.

        Répondre à ce message

  • Où se situe le jardin d’Éden ? Le 29 octobre à 07:32, par Cercle de réflexion P A C A

    Plaidoyer pour l’espèce humaine naturelle en voie de disparition sous les yeux des « civilisés » bien « pensants » qui ne voient plus ce que leurs yeux regardent mais l’objet de leurs « pensées » ...
    La maladie de l’humain « moderne » c’est l’abstraction mentale de son ego remplaçant sa perception sensible géré par l’intelligence du cœur !
    Rendez l’argent à celui qui l’a fabriqué avec sa tête et servez vous de votre cœur gratuité donné par mère nature pour vivre !
    « Voyage au bout de la nuit ... » pour trouver la lumière !
    " Au service de la Compagnie Pordurière du Petit Togo besognaient donc en même temps que moi, dans ses hangars et sur ses plantations, grand nombre de Nègres et de petits Blancs dans mon genre. Les indigènes eux, ne fonctionnaient guère en somme qu’à coups de trique « ils gardent cette dignité », tandis que les Blancs « perfectionnés par l’instruction publique, ils marchent tout seuls (obéissant mentalement, abstraitement, à l’argent) ! »…Céline .
    L’humain « moderne » est un prisonnier volontaire de l’argent qu’il soit fabriqué par l’état Français, Européen, ou mondial, tant qu’il vivra d’argent il devra obéir à cette « matrice » abstraite (mentale ego) qui le fabrique, quelque soit son nom ; L’argent , valeur abstraite, procure un certain confort physique (matériel) à l’humain « moderne » mais une perte de l’estime de soi (conscience-âme) remplacé par l’amour propre, corollaire de son ego prétentieux qui n’aura de cesse de vouloir se valoriser par les médailles et l’argent, les fausses valeurs de celui ci ... l’ humain JUSTE nous dit " Rendez l’argent et les médailles à ceux qui les ont fabriqués, à quoi sert il de gagner de l’argent par le commerce où de s’élever au dessus de son prochain pour une médaille en y perdant son âme !
    Ainsi les premiers seront les derniers !
    La cause des causes du malaise existentiel de l’humain « civilisé » c’est sa « modernité mentale » qui le fait vivre au planning (plan dans la tête en voie d’exécution) abstraitement à sa perception sensible alors que naturellement il vit le moment présent avec ses 5 sens qui parlent à son sixième : l’intelligence du cœur qui pulse l’envie de faire ou de ne pas faire ; le « moderne » fait par devoir (mental) alors que le naturel fait par envie (pulsion) ! Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour ? et bien remplacer le devoir par l’envie ... le devoir produisant la mauvaise humeur (masqué par la politesse) et l’envie la bonne humeur,s’exprimant spontanément par le sourire (non commerciale) qui est le langage de l’amour !
    Autrement dit : L’Humain « moderne » cherche le bonheur avec son mental ego alors il « l’organise » entre autres par le festif à défaut de comprendre que c’est sa structure « organisatrice mentale » le coupant de sa perception sensible qui l’empêche de le trouver ; le bien ETRE (bonheur) c’est d’être naturel (Adam) ; être naturel c’est percevoir le présent avec ses 5 sens « écoutés » par le sixième l’intelligence du cœur qui pulse l’action par l’ ENVIE ...
    L’humain naturel est contemplatif par ses 5 sens et réactif par son sixième (l’intelligence du cœur) !
    Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour ? remplacer le devoir qui vient du mental (abstraction) par l’envie concrète qui vient du cœur : retour au paradis !
    Chassez le naturel il revient au galop !
    Voici pourquoi l’effondrement de la société moderne (abstraite) contre nature, est inéluctable !
    L’être humain cherche le bonheur mais il n’a pas encore compris que celui-ci ne s’achète pas ; pas de bonheur sans bien être, pas de bien être sans être en harmonie sensible !
    L’être humain « moderne abstraitisé » par son mental-ego pathologique (coupé de sa perception sensible par le mental) est en train de contaminer la planète, repoussant, génocidant humains et animaux naturels qui ne veulent où ne peuvent obéir à l’abstraction qui consiste à penser le moment présent au lieu de le ressentir par ses sens et d’y réagir avec l’intelligence du cœur, mental éteint (état naturel) !
    L’humain « moderne » a un rapport au monde artificiel, abstrait par son mental ego qui pense le présent l’empêchant d’ ETRE sa perception sensible (zen) prenant sa pathologie d’ego ( je pense donc je suis civilisé ) pour une qualité ; si bien que quand il cherche à être Juste avec son ego il s’arrête là où celui ci se sent menacé (justice d’ego) ; pourtant comme nous l’on indiqué M Tournier(vendredi où les limbes du Pacifique) et Céline (Voyage au bout de la nuit) dans leurs romans respectifs qui ont réciproquement comme personnage principal un dénommé Robinson incarnant l’ego, dont ils se « débarrasserons » respectivement à la fin de leurs romans l’ayant identifié comme le dominateur du cœur(l’intrus) ; ça aurait du nous mettre la puce à l’oreille ...
    Question pour Etienne Chouard qui reçoit aussi ce message :
    Par quelle droit naturel l’humain « modernisé au mental-ego pathologique » serait- il légitime pour s’auto écrire une constitution de droit positif créant un état coercitif abstrait pour tous légalisant l’hétéronomie alors que des humains veulent garder leur droit naturel de vivre sans état ( nous , Francis Cousin, M Tournier, Céline, les Zoés, Léo Férré, les anarchistes) concrètement le présent avec leur cœur ?
    L’anarchie c’est l’ordre sans un pouvoir externe à l’individu (état = hétéronomie) passant par l’abstraction mental dominant le cœur de celui-ci !
    La politique c’est l’organisation ABSTRAITE (moderne) de la vie en société par le mental-ego qui illégitimement impose au peuple sans la lui proposer une convention constitutionnelle légalisant les fausses valeurs comme le commerce, la compétition et la nation abstraction...
    Le problème existentiel de l’humain « moderne » n’est pas politique mais spirituel ; il doit choisir entre :
    1/ Etre un humain du droit naturel concret avec ses 5 sens guidants ses pas par son sixième : l’intelligence du cœur, donner par mère nature ou
    2/ un humain « moderne » obéissant au droit positif abstrait de l’état qui l’aura conditionné par l’école obligatoire « l’abstractionnalisant » au mental-ego contre nature !
    La névrose de l’humain « moderne » dont il doit guérir en en prenant conscience c’est son rapport abstrait au monde par son mental ego pathologique (symbolisés dans la bible par le péché originel) interprétant son cœur avec des fausses valeurs !
    L’humain naturel « fonctionne » par la perception sensible de ses 5 sens stimulant le sixième, l’intelligence du cœur = gratuité fraternelle (anti-commerciale) = village tribut (échelle humaine) sur territoire physique concrètement occupé !
    Ce qui donne ça comme relationnel : http://i-love-amazonia.skyrock.com/3122719063-Les-indiens-Z…
    Le « civilisé » est abstraitisé par le mental-ego, cela impliquant de l’y conditionner contre son gré dans une « école prison » pour lui inoculer le virus de l’abstraction jour après jour pendant des années ; il en sortira atteint de la grave maladie de penser son présent le faisant passer du monde sensible du ressenti et de l’intelligence du cœur sans interprétation mentale à l’interprétation mentale permanente par le mental-ego subissant l’hétéronomie ; ainsi d’un être humain naturel concret écoutant son cœur on en a fait un humain artificiel moderne obéissant à la matrice état (abstraction) par sa matrice interne mental ego (abstraction) commandant son cœur, le rendant raisonnable, froid, « commercialisable » au travail pour l’argent ; ce qui donne ça :
    https://www.youtube.com/watch?v=bmThdLhqkEA
    Cet humain conditionné là n’est pas viable à long terme, d’abord parce que cette transgression le prive d’amour (l’ego dominant son cœur) remplacé par la politesse, ensuite parce qu’il détruit son environnement et l’empoisonne « raisonnablement »... il va donc disparaître de par ses contradictions internes avec ses systèmes d’exploitations ABSTRAITS capitaliste ou communiste-moderne marchand qui ont besoin de l’argent (abstraction par excellence) pour fonctionner, ce n’est qu’une question de temps ...
    Autrement dit, il a à choisir entre Liberté, égalité, Fraternité effective par l’expression de l’intelligence du cœur-instinct ou commerce, argent, compétition, amenés (sous couvert de liberté ) par le conditionnement aux fausses valeurs abstraites du mental-ego car on ne peut servir deux systèmes de valeurs qui s’opposent, le cœur ayant des valeurs de gratuités (confirmé par Jésus) que le mental ego (malin) ignore ...
    Le « civilisé » formaté à l’abstraction devient un prisonnier volontaire de l’argent qui pour satisfaire son embourgeoisement se « commercialise » au travail ; l’humain abstrait « moderne » est un non sens contre nature qui détruit la bio diversité !
    Actuellement le droit positif abstrait illégitimement imposé aux peuples remplace le droit naturel concret ; nous, nous déclaron le contraire (bien conscient que les « civilisés-abstrait » conditionnés au mental ego ne vont pas retrouver l’esprit du jour au lendemain) : que ceux qui veulent aliéner leur liberté du droit naturel donné par mère nature de vivre avec l’intelligence du cœur le présent en gratuité-fraternelle signe leur convention constitutionnelle abstraite émanent du mental ego (matrice interne) concernant leur territoire les aliénants à l’état abstraction (matrice externe) ainsi créé avec son cortège de fausses valeurs que sont la compétition, le commerce et l’argent ; mais de quelle droit les imposeraient-ils à ceux qui veulent garder celles du droit naturel du cœur ?
    La maladie du monde « moderne » et de ses « acteurs » c’est l’ abstraction mentale dominant l’intelligence du cœur (sixième sens) ce virus mental les contaminants depuis le péché originel s’affirmant de degré en degré insidieusement jusqu’à la formulation de Descartes : « Je pense donc je suis » légalisant en quelque sorte cet transgression, ce qui permit ensuite à Jules Ferry de déclarer qu’il est un « DEVOIR de civiliser les peuples naturels » = école obligatoire= conditionnement à l’abstraction et au commerce !
    Ainsi la pulsion naturelle cœur-instinct s’exprimant par la gratuité qui produit la fraternité sera remplacé par les fausses valeurs émanent du calcul mental (péché originel) dénoncé par Jésus et par nous entre autres ; légalisant l’inhumanité commerciale sous couvert de libéralisme !
    Cercle de réflexion P. A. C. A. pour « éveiller » l’humanité !

    Répondre à ce message

Répondre à cet article