Noé est-il une figure de Jésus ?

lundi 24 février 2014, par Paul Adrien d’Hardemare

En bref : Noé est une figure de Jésus car il préfigure comment un seul juste peut sauver l’humanité et la création.

Les nombreux points communs entre Noé et Jésus ainsi que l’excellence de Jésus par rapport à Noé amènent à voir dans Noé une préfiguration du Christ :

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L’arche de Noé
L’arche : figure de l’Église
(l’aigle représente saint Jean l’évangéliste, et la queue de la baleine le poisson, symbole du christianisme)

  • Noé comme Jésus sont décrits par la Bible comme les seuls justes au milieu d’une génération dévoyée. Jésus est toutefois dépeint comme absolument sans péché et sa vie explicite une sainteté que Noé ne semble pas avoir.
  • Noé comme Jésus échappent à la mort : l’un en se réfugiant dans son arche, l’autre en la traversant pour la combattre.
  • Noé comme Jésus sauvent l’humanité et fondent une création nouvelle. L’un en lui donnant refuge dans une arche, l’autre en fondant l’Église (comparée alors à l’arche voguant à travers les eaux de la mort).
  • Noé comme Jésus apaisent la colère de Dieu : l’un par un sacrifice d’agréable odeur, l’autre par l’offrande de sa propre vie. L’un fonde la première alliance entre Dieu et les hommes, l’autre la dernière.

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Jésus et ses disciples
Jésus commande aux vents de se calmer
La barque chachutée : image de l’Église.

Cette comparaison entre Noé et Jésus se retrouve explicitement en Hébreux 11,7 ; 2 Pierre 2.5. Les eaux du déluge sont décrites comme la préfiguration du jugement divin à venir que Jésus va amèner sur le monde. Le point de cette comparaison est de dire que c’est le foi qui justifie et sauve l’homme. Jésus lui-même assume cette comparaison mais pour mettre l’accent sur la soudaineté du jugement :

Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme (Matthieu 24:38).

Une autre comparaison est souvent faite, notamment en 1 Pierre 3:20, entre le déluge et le baptême. Les eaux du déluge et du baptême sont alors comparées à la mort et au péché qu’il faut traverser dans la foi. Certains exégètes disent joliment que si la colombe que Noé avait lachée pour quitter l’arche ne revint plus vers Noé, c’était pour mieux revenir le jour du baptême de Jésus...

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