Les actes du pénitents sont-ils tous aussi importants ?

vendredi 26 juin 2015, par theopedie

En bref : La partie la plus importante des actes du pénitent est la confession. Quant à la satisfaction, elle n’est pas une partie essentielle mais « seulement » une partie intégrante.

Bien que ces trois actes de repentance (contrition), aveu (confession) et réparation (satisfaction) soient requis pour l’intégrité de la matière, ils ne concourrent pas de la même manière ni au même degré à la constitution du signe sacramentel. Seules, en effet, la contrition et la confession sont partie essentielles de la matière et, par conséquent, du sacrement, tandis que l’accomplissement de la satisfaction imposée n’est qu’une partie intégrante, c’est-à-dire appartenant à la perfection du sacrement.

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Confession orthodoxe

Relativement à la confection du signe sacramentel, la première et la principale de ces trois parties est la confession, parce qu’en elle-même elle tombe facilement sous les sens et qu’en outre elle sert en même temps à manifester extérieurement la repentance (contrition) intérieure, invisible de sa nature.

En effet, la repentance n’est partie constitutive du sacrement qu’autant que, par l’accusation que le pénitent fait de lui-même, elle devient perceptible par les sens (rappelons que l’on traite ici du sacrement de la confession, dont l’iconicité exige l’explicitation de ce qu’elle signifie). En tant que la contrition est intérieure et cachée dans le coeur, elle doit être regardée comme une disposition à recueillir le fruit du sacrement, mais, de ce point de vue, elle tient incontestablement le premier rang comme elle d’une importance extrême.

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