Les 7 sacrements sont-ils tous nécessaires au salut ?

vendredi 11 juillet 2014, par theopedie

En bref : Sans les sacrements ou du moins sans le désir des sacrements, l’homme ne peut avoir la grâce de la justification. Mais cette nécessité n’est pas la même pour tous les sacrements et tous les sacrements ne sont nécessaires au salut (Concile de Trente, 7 canon 4)

Il faut en effet distinguer plusieurs nécessités : si les sacrements sont nécessaires, comme nous l’avons dit, certains le sont absolument, d’autres ne le sont qu’en tant que moyens, d’autres en tant que préceptes.

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Le rite du bapteme
Mosaïque romaine

Trois sacrements sont nécessaires au premier sens : deux pour l’individu, le baptême absolument, la pénitence en raison d’un péché mortel commis après le baptême. Le sacrement de l’ordre est nécessaire de la même façon, mais pour l’Église, car « où il n’y a pas de chef, la communauté s’écroule », constatent les Proverbes (11, 14).

Quant aux autres sacrements, ils ne sont nécessaires qu’au second sens : car la confirmation achève, pour ainsi dire le baptême, et l’extrême onction achève la pénitence ; quant au mariage, il conserve la communauté de l’Église en renouvelant ses membres. (Thomas d’Aquin, III, 65, 4)

C’est ainsi que, même le plus important des sacrements (l’eucharisite) n’est pas absolument nécessaire au salut : Certes, il est dit : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » (Jn 6, 54), mais les théologiens, dont saint Augustin, s’accordent à y voir ici une allusion à la communion spirituelle, non à la communion nutritive.

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Confession orthodoxe
Photo Sergey Sklyarov

Notons toutefois que, parmi les sacrements, si ceux-là sont sans doute plus nécessaires qui ont pour but, en communiquant la grâce de la justification, d’effacer les péchés et de faire passer ainsi de la mort spirituelle à la vie spirituelle (baptême, pénitence) ; il faut toutefois reconnaître une certaine nécessité aux sacrements qui nous donnent la force de persévérer dans la possession de la grâce sanctifiante : car nous portons ce trésor précieux dans des vases fragiles (2 Co 4,7). Parmi ces sacrements, se trouve la communion sacramentelle.

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