Lecture théopédique de la somme de théologie

jeudi 23 juillet 2015, par theopedie

Nous expliquons ci-dessous les principes de notre lecture de la somme de théologie, lecture proposée ici

 Récapitulatif

Terme thomisteTraduction néo-scolastiqueInterprétation contemporaine
accidens accident état
actus acte activité
actus elicitus acte élicite souhait
actus imperatus acte impéré engagement
anima âme psychisme
appetitum appétit inclination
apprehensio appréhension perception
beatitudo béatitude bonheur
bonum bien perfection
causa cause principe
causa efficiens cause efficiente cause
causa finalis cause finale principe d’optimisation
finis fin optimum
habitus habitus prédisposition
imperus commandé engagé
intentio intention volonté
motus mouvement activité / influence
objectum objet objectif
potentia puissance capacité / potentialité
perfectio perfection plénitude ; intégralité
primus premier fondamental
quies repos satisfaction
principium principe origine
virtus vertu qualité ; valeur
volontas volonté liberté
voluntarias volontaire libre

 Traductions litigieuses

  • finis -> but -> optimum. La première traduction permettait une plus grande fluidité de la langue. La deuxième traduction la rend moins fluide, mais davantage compatible avec la physique moderne, qui refuse la notion de cause finale, tout en reconnaissant un principe d’optimisation dans le monde physique (lagrangien, etc).
  • bonum -> perfection. La notion de bonum excède le champ de la morale et désigne ce qui est à la fois bien, utile, épanouissant, adapté, etc. Permet d’éviter une sur-moralisation de la métaphysique thomiste. La perfectionest une émanation de l’être tandis que le bien est une prescriction de la raison en fonction de ce qui est parfait.
  • voluntas -> liberté. Traduction litigieuse, mais imposée (1) par la nécessité de faire valoir la notion de liberté dans la morale traditionnelle, trop discrète sinon, et (2) par la volonté de considérer la liberté comme étant d’abord une liberté d’excellence et non une liberté d’indifférence. C’est-à-dire de considérer, en bon thomiste, la liberté comme étant le désir de l’intellect.

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