Le secret de la confession est-il absolu ?

samedi 21 juin 2014, par theopedie

Le secret de la confession est le seul à être absolu selon le code de droit canonique et il est passible d’une peine d’excommunication latae sententiae [1] pour celui qui l’enfreint. C’est-à-dire que le prêtre n’a pas le droit, sous aucun prétexte, de divulguer les crimes qu’il appris les circonstances, l’identité du pénitent ou de ses complices.

Can. 1388 - § 1. Le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique ; celui qui le viole d’une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit. (Code de Droit Canonique)

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N’ayez pas peur...
... le secret sera bien gardé !

Un seul cas est autorisé : lorsque le pénitent délie le confesseur du secret de confession (et encore, le prêtre n’est autorisé à dire que ce qui concerne le pénitent à proprement parler). Le pénitent est en effet maître du secret de la confession, puisque c’est lui que ce secret vise à protéger.

Notons par ailleurs que la Cour de cassation reconnaît et respecte le secret de confession (Cass. crim., 11 mai 1959). Il existe néanmoins un certain flou sur l’extension de ce secret de confession : porte-il exclusivement sur la confession sacramentelle ? sur les entretients spirituels au sens large ? sur toutes révélations apprises dans le cadre de travail ministériel ? On pourra se reporter sur ces questions à l’article portant sur le secret de la confession.

Notes

[1Les peines latae sententiae sont les peines encourues par le simple fait de commettre le délit.

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