Le sacrifice de la messe a-t-il été annoncé dans l’Ancien Testament ?

lundi 8 décembre 2014, par theopedie

En bref : Malachie clôt la série des prophètes par l’évocation d’un sacrifice végétal parfait : « Mon nom est grand parmi les nations et l’on offre en tout lieu à mon nom de l’encens et une oblation pure ».

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Le prophète Malachie
annonçant l’eucharistie
Fresque de Viterbe

Certains ont vu dans la prophétie de Malachie (Malachie 1, 6-14) une évocation du sacrifice des païens aux idoles, lequel plairait d’une certaine façon à Dieu, ou bien le sacrifice des juifs de la Diaspora. Mais ces deux interprétations paraissent bien fragiles pour quiconque se rend compte de la ferveur prophétique de Malachie. Le prophète met volontiers le présent et l’avenir sur le même plan. D’ailleurs, il n’y a pas à s’étonner qu’une prophétie puisse être écrite au présent : lorsqu’il veut faire la critique d’une institution, le prophète l’oppose facilement à une institution qu’il présente comme si elle était déjà réalisée, mais qui la plupart du temps n’existe que dans son espérance. Ce qui est donc annoncé dans cette prophétie de Malachie est un culte glorifiant la majesté de Dieu sur toute la terre par l’oblation d’un sacrifice plus excellent que les sacrifices déjà existants.

Inversement, ce qui est annoncé ici n’est pas la cessation de toute activité sacrificielle, mais leur transformation et leur rénovation : « Dieu a aboli les premiers sacrifices pour établir le second » (Hébreux 10, 9). Les négligences commises par les prêtres lévites ne sont donc pas la cause mais l’occasion et le prétexte pour annoncer cette transformation à venir.

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