Le sacerdoce lévitique était-il appelé à disparaître ?

mercredi 8 avril 2015, par theopedie

En bref : Le sacerdoce lévitique était appelé à disparaître de par son imperfection, à moins qu’il n’est été à l’origine prédestiné à servir le sacerdoce du Christ.

Les critiques de l’ancien sacerdoce sont abondamment développées dans l’épître aux Hébreux. Nous nous contentons d’en résumer les principaux points :

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Jésus en habit de grand-prêtre
Illustration pour enfants de la théologie de la lettre aux Hébreux.

  • Les grands-prêtres juifs étaient de faibles pécheurs, et la valeur de leur sacerdoce souffrait de cette faiblesse. Ils devaient ainsi offrir des sacrifices d’abord pour eux, et ensuite pour le peuple.
  • Les sacrifices offerts étaient réalisés avec du sang d’animaux, dont la valeur n’était pas suffisante à obtenir ce que ces sacrifices demandaient, à savoir le pardon des péchés.
  • Les grands-prêtres juifs ne pouvaient rendre de culte que le temps de leur vie mortelle et leur sacerdoce personnel n’avait pas suffisamment de pérennité pour assurer le salut des hommes devant le Dieu éternel.

A l’ordre lévitique, Dieu devait donc substituer un autre ordre, plus mystérieux mais plus divin : l’ordre de Melchisédek.

Si la perfection était réalisée par le sacrifice lévitique, [...] quel besoin y avait-il encore que se présentât un autre prêtre selon l’ordre de Melchisédek et qu’il ne fut pas selon l’ordre d’Aaron ? (Hébreux, 7,11)

Cependant, il n’est pas dit que le sacerdoce lévitique fut appelé à disparaître totalement. Le Christ était appelé à diriger efficacement le sacerdoce ancien : la loi reposant sur le culte et le culte sur le sacerdoce, l’ordre lévitique aurait dû évoluer pour être au service de l’ordre de Melchisédek et trouver par là son achèvement. Mais le Christ ne parvint pas à être reconnu comme guide religieux de tout Israël, mais fut au contraire condamné et sacrifié par ses grand-prêtres. L’ordre lévitique, ayant paradoxalement mené la Bible à son accomplissement tout ayant manqué sa fin propre, devait disparaître (Matthieu 24, 1-2) et son abolition entraîna aussi celle de la loi “qui n’a rien amené à la perfection” et qui servit seulement d’introduction “à une espérance meilleure par laquelle nous nous approchons de Dieu” (Hébreux 7, 12).

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