Le sacerdoce du Christ est-il supérieur à l’ordre lévitique ?

jeudi 16 avril 2015, par theopedie

En bref : L’ordre de Melchisédek, c’est-à-dire la dignité sacerdotale du Christ, est supérieur à l’ordre lévitique de bien des manières.

Selon le rite de consécration :

Tout l’éclat de cette scène terrestre [par laquelle Aaron fut constitué grand-prêtre] s’efface devant la grandeur de l’inauguration du sacerdoce du Christ. Pour consécrateur, au lieu de Moïse, Dieu même ; pour assistant, des anges, pour théâtre, à la fois le ciel que le Fils de Dieu ne quitte pas et la terre où il vient de descendre par l’incarnation : pour l’onction, au lieu du sang et de l’huile parfumée qui embaume les vêtements d’Aaron, la divinité même qui investit l’humanité entière de Jésus et l’enrichit d’une plénitude de grâce qui se déverseront sur tous les membres de son corps mystiques (Médebielle)

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Les habits du grand-prêtre

Selon la permanence : les prêtre de l’ancienne loi étaient fauchés par la mort, et l’efficacité de leur fonction était par là limitée. Jésus, vivant éternellement dans le sanctuaire céleste, possède un sacerdoce sans déclin, pour la durée, la puissance et l’efficacité (Hébreux 7, 25).

Selon la représentativité : Aaron entrait dans le sanctuaire en portant gravés sur le pectoral les douze noms des douze tribus. Mais le Christ entre dans le sanctuaire céleste en portant dans son cœur le nom de ses fidèles.

Selon la sainteté : la loi n’élevait au sacerdoce “que des hommes sujets à la faiblesse” (Hébreux 7, 28), et le jour de la grande expiation, ceux-ci devaient expier pour eux même avant d’expier pour le peuple (Hébreux 7, 27). Mais, dans le Christ, nous possédons un prêtre sans faiblesse, “saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux” (Hébreux 7, 26-27).

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Jésus en habit de grand-prêtre
Illustration pour enfants de la théologie de la lettre aux Hébreux.

Ce contraste entre les deux sacerdoces est mis en valeur par le type de sacrifice offert : le grand-prêtre juif, chaque jour debout devant l’autel, s’acquittait d’un ministère qui ne réussit jamais totalement à enlever les péchés (Hébreux 10, 11). Jésus tout à l’inverse n’a eu qu’un sacrifice à offrir pour abolir les péchés “et depuis, il s’est assis à la droite de Dieu pour toujours, attendant que ses ennemis soient placés comme un escabeau sous ses pieds” (Hébreux 10, 13).

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