Le sacerdoce du Christ est-il fini ?

mardi 14 avril 2015, par theopedie

En bref : Avec l’offrande de sa vie sur la croix, le sacerdoce sanglant du Christ a cessé, mais non son sacerdoce glorieux, lequel continue de manière éternelle dans les cieux.

Le Christ est, selon les mots mêmes de l’épître aux Hébreux, non plus le prêtre debout dans l’exercice de son immolation, mais le prêtre, le souverain pontife siégeant, “sacerdos non stans, sed sedens”. Cependant, le savoir maintenant prêtre glorieux, prêtre en majesté, ne doit pas nous induire à croire qu’il est au repos, confiné dans une sorte de retraite honorifique. En effet, l’auteur de la lettre aux Hébreux le présente comme grand-prêtre en exercice, ministre du sanctuaire céleste, médiateur en acte :

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L’ascension

Le point capital de notre propos est que nous avons un pareil Grand-prêtre qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, ministre du sanctuaire et de la Tente, la vraie, celle que le Seigneur, non un homme, a dressée (Hébreux, 8,1)

Et s’il est ministre du sanctuaire véritable, c’est qu’il n’y joue pas le rôle d’un simple figurant, mais qu’il y vit sa vocation de prêtre et continue de s’offrir à Dieu (Hébreux 8, 3). Sa médiation n’est plus marquée par les limites de son incarnation, ni par la douleur du calvaire, mais est triomphante et parfaite.

Son sacre de Grand-Prêtre connaît donc deux étapes : l’une dans l’imperfection de sa vie mortelle, l’autre dans la gloire de sa résurrection (Cerfaux)

Plus que jamais, le Christ est prêtre et son activité sacerdotale rayonne. Sa glorification corporelle entre dans le définition même de son sacerdoce éternel, non sans doute comme vocation et onction première - celle de l’incarnation - mais comme l’épanouissement de sa vocation première et sa première onction. Et sa résurrection est l’onction pascale de son sacerdoce.

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