Le mariage est-il le moindre des sacrements ?

samedi 21 février 2015, par Paul Adrien d’Hardemare

En bref : Dans la série des sacrements, le mariage vient en dernier lieu, parce que, du point de vue de la spiritualité, les autres lui sont supérieurs. Le mariage n’est pas, en effet, de soi une réalité spirituelle, mais d’abord une réalité charnelle. Et cependant, par son contenu et sa signification, le mariage l’emporte d’une certaine façon sur les autres sacrements.

 Excellence de son contenu

La communauté que les époux constituent doit être le plus stable, le plus ferme et le plus affectueux de tous les liens sociaux : d ’après la volonté du Créateur, mari et femme sont appelés à n’être “plus qu’une seule chair” (Genèse 2, 24).

 Excellence de sa signification

L’union conjugale en raison de sa qualité est aussi le symbole par excellence

  • du lien qui unit Dieu à son peuple (Osée 1)
  • de l’union du Christ avec l’Église ( ).
    De même que le mariage suppose une intimité parfaite entre époux, ces deux unions sacrées supposent une intimité de la grâce et de la vérité venant habiter chaque âme (Jean 3, 29). Cette double union surnaturelle commencée sur terre dans la grâce se poursuivra jusqu’à sa consommation dans la gloire, dans laquelle chacune des âmes béatifiées sera introduite aux véritables noces, celles de l’agneau (Apocalypse 19, 7).

    Ut inter conjuges conjunctio est secundum consensum animorum et secondum permixtionem corporum, sic ecclesia Christo copulatur voluntate et natura, quia idem vult cum eo et ipse formam assumpsit de natura hominis. Copulata est igitur sponsa sponso spiritualiter et corporaliter, i.e. caritate ac naturae conformitate. Hujus utriusque copulae figura est in conjugio : consensus enim conjugum copulam spiritualem Christi et ecclesiae, quae fit per caritatem, significat, commixtio ver sexuum illam signifificat, quae fit per naturae conformitatem (Petr. Lomb. 4.26.6).

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