Le baptême est-il nécessaire au salut ?

jeudi 9 octobre 2014, par theopedie

En bref : Jésus lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d’annoncer l’Évangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28, 20).
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L’ablution (baptême) de Jésus
Jésus a la révélation du paradis.
Peinture de Giotto

Lorsque le baptême fait défaut ou n’est présent d’aucune manière, ni en fait ni en désir, la fin surnaturelle de l’homme qui est la vision béatifique ne peut être atteinte. D’après la parole claire de Jésus (Jean 3, 5), et implicitement à travers son ordre auprès des disciples (Matthieu 28, 29), l’homme ne peut passer de l’état du péché originel à l’état de grâce et d’enfant adoptif sans le bain de la régénération, ou à tout le moins son désir. C’est en effet à travers le baptême que s’expriment de manière transparente la repentance des œuvres mortes, le désir de changer de vie et l’espérance d’être associé à la grâce de la résurrection (Romains 6, 3-4).
Et sans cette grâce, l’homme ne saurait atteindre la béatitude éternelle.

Cas particuliers

Que le baptême soit l’unique moyen du salut, il y a là une nécessité de précepte (Matthieu 28, 29) et une nécessité de moyen (Jean 3, 5). En conséquence, la nécessité du baptême de fait admet certaines exceptions :

  • là où le précepte n’est pas connu (hommes de bonne volonté ignorant l’Évangile)
  • là où le moyen n’est pas disponible (catéchumènes mourant avant le baptême).
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Dans ces cas-là, il y a suppléance du baptême d’eau par le baptême de sang (martyr) ou par le baptême de désir (contrition parfaite et charité). On parle alors de grâce sacramentelle implicite. Le désir du sacrement, tel qu’il est renfermé dans la charité ou la contrition parfaite, est en effet une certaine forme d’union spirituelle avec la grâce du sacrement.

Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé(s) au mystère pascal " (GS 22 ; cf. LG 16 ; AG 7). Tout homme qui, ignorant l’Évangile du Christ et son Église, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu’il la connaît, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité. (Catéchisme de l’Église Catholique, 1260)

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