Le baptême efface-t-il les peines temporelles liées au péché ?

mardi 16 septembre 2014, par theopedie

En bref : Si le baptême remet les peines spirituelles (damnation, purgatoire, privation de l’union avec Dieu), il est d’expérience que le baptisé n’est délivré d’aucune des séquelles du péché originel : souffrance, maladie, mort ; ignorance, concupiscence ; tares personnels ou héréditaires ; habitudes mauvaises.

Ce qui explique les effets du baptême, c’est notre union avec le Christ (Romains 6, 4-5). Par le baptême, nous ne faisons qu’un seul corps avec le Christ. Or le corps que le Christ a assumé est un corps passible et mortel pour être conduit à la perfection et renaître dans le ciel (Hébreux 2, 10) : à son exemple, nous devons souffrir et mourir pour renaître à une espérance nouvelle.

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Le baptême : revêtir le Christ
Le rite baptismal de la « vestition »

Nous sommes les héritiers de Dieu et les cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui pour être glorifiés avec lui.

Romains 8, 17

Le baptême n’abolit donc ni la souffrance, ni le combat spirituel, puisqu’il s’agit de s’associer au combat spirituel qu’a mené Jésus, notre frère, avant nous. Cette union et cette configuration au Christ, voilà d’ailleurs ce que le sceau baptismal signifie. Mais la grâce baptismale ajoute ceci à ce premier effet qu’elle permet au baptisé, qui y est disposé, de s’y associer glorieusement.

La grâce du baptême nous donne donc de mener à bien ce combat en même temps qu’elle nous rend la communion avec Dieu. C’est ainsi que la concupiscence et les tentations afférentes subsistent elles-aussi, mais dorénavant comme un lieu de possible victoire spirituelle : alors qu’avant le baptême, l’homme humilié n’avait la force de s’y soustraire, après le baptême, l’homme y entrevoit moyennant la puissance de la grâce la glorieuse liberté à venir (Rm6).

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