Le Christ a-t-il aboli les sacrifices ?

jeudi 11 décembre 2014, par theopedie

En bref : Le Christ n’a pas aboli les sacrifices en tant que tels, mais il a aboli les sacrifices du temple pour les remplacer par un sacrifice plus parfait.

C’est parce que Dieu ne voulait plus accepter les sacrifices incomplets du temple qu’il a formé un corps au Christ (Hébreux 10, 5), afin qu’il offrit le sacrifice de sa vie par l’effusion de son sang. Ce sacrifice s’est accompli sur la croix (1 Corinthiens 5, 7) et c’est ce sacrifice éternel (Hébreux 7, 24) que le culte de la nouvelle alliance doit représenter.

La loi nouvelle accomplit ce que l’ancienne loi figurait, c’est pourquoi il est dit dans Colossiens 2, 17, à propos des cérémonies, qu’elles étaient des ombres des réalités à venir, c’est-à-dire du corps du Christ (Aquin, 1.2.107.2)

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L’agneau de Dieu
La figure du serviteur souffrant dans la Bible est représenté à l’aide d’une image : celle d’un agneau offert en sacrifice. D’où le surnom de Jésus : l’agneau de Dieu.

Le Christ n’a donc pas aboli les sacrifices, il leur a donné leur suprême consommation. A la place des ombres et des figures, il a institué un sacrifice nouveau, en harmonie avec la perfection de la loi nouvelle. Ainsi, si la purification du temple et la phrase de Jésus « Ce n’est pas les sacrifices mais la miséricorde que je veux » (Matthieu 12, 7) indiquent une distance critique de Jésus vis-à-vis des sacrifices du temple, on aurait tort de dire qu’il a dénigré à tout sacrifice sa valeur religieuse, lui qui n’est pas venu « détruire », mais « accomplir », c’est-à-dire donner toute sa plénitude et son entière perfection (Matthieu 5, 17 et Matthieu 8, 4).

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