La structure physique du pain et du vin consacrés cesse-t-elle d’exister ?

jeudi 8 janvier 2015, par theopedie

Si le pain et le vin cessent d’exister en tant que substance, c’est-à-dire en tant qu’être autonome, cela ne veut pas dire que leur structure physique cesse d’exister. Cette structure reste le suppôt auquel sont rattachés les phénomènes permanents du pain et du vin. Mais plutôt que de parler de la structure physique du pain et du vin consacrés, qui suggère la permanence de la substance, on parlera davantage de la structure physique de l’icône sacramentelle.

C’est à mot couvert ce que suggère la position thomiste qui stipule que la quantité mesurée par les dimensions est un accident qui demeure et qui joue, à l’égard des autres accidents, le rôle de suppôt. Cette quantité mesurée par les dimensions, qu’est-ce en effet sinon la structure physique ? Et l’on se rappellera que même les accidents ont une forme dans la pensée scolastique.

Interpréter la transsubstantiation en terme d’intrication permet de préciser ceci : la structure physique n’est pas un simple accident, mais déjà quelque chose d’existentiellement consistant. Néanmoins, elle n’est pas une substance en tant que telle puisqu’elle devient intriquée : elle est un relata, accidentel si l’on veut, de cette intrication. Pour mettre en évidence le caractère relatif de cette structure, on parlera ainsi davantage de la structure de l’icône sacramentelle.

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