La messe est-elle un sacrifice ?

mercredi 12 novembre 2014, par theopedie

En bref : La messe n’est pas seulement un repas ou un sacrement, c’est aussi un sacrifice. Ce sacrifice consiste dans la reproduction du sacrifice de la croix. S’il le reproduit, c’est pour le commémorer, et en le commémorant, l’achever. Plus simplement : la messe est un sacrifice authentique ayant pour objet de continuer le sacrifice de la croix.

JPEG - 114 ko
Le sacrifice de la messe

L’eucharistie n’est pas seulement un sacrement, une icône vivante de la grâce produisant la grâce de la nutrition spirituelle dans l’âme du communiant. C’est encore un sacrifice au sens propre du mot : l’offrande d’une victime par l’immolation de cette victime. Les paroles du Christ instituant la messe l’attestent de manière transparente (1 Corinthiens 11, 23-25).

Dans le divin sacrifice qui s’accomplit pendant la messe, le Christ qui est contenu et immolé sans effusion de sang est le même qui sur la croix s’est offert avec effusion de sang (Concile de Trente, session 22).

On dit que la messe est un sacrifice à la fois absolu et relatif :

  • absolu car le Christ s’offre à nouveau comme victime sur l’autel (il s’agit donc d’un nouveau sacrifice)
  • relatif car ce sacrifice n’est pas indépendant du sacrifice de la croix (ce qui est offert est le corps immolé du Christ sur la croix).

On dira, plus simplement, qu’il s’agit d’un sacrifice reproduisant un autre sacrifice. Si la messe reproduit le sacrifice de la croix, c’est pour le commémorer et l’achever.

  • Sur la croix, le Christ s’est offert et immolé en sacrifice de libération, par lequel il a expié pour nos péchés et mérité pour nous la grâce du salut.
  • Sur l’autel, il s’offre et s’immole en sacrifice de commémoration du sacrifice de la croix, et en sacrifice d’application des mérites et du rachat de la croix.

L’autel commémore la croix pour en distribuer les fruits. La croix est la source de la grâce, la messe en est le canal. En tant que sacrifice, la messe se caractérise donc par un sacrificateur, une oblation et une alliance. Nous renvoyons à chacun des articles consacrés à chacun de ces aspects ainsi qu’à la question des preuves scripturaires de ce sacrifice.

Répondre à cet article