La grâce sacramentelle peut-elle « revivre » dans le sujet ?

dimanche 24 août 2014, par theopedie

Si un sacrement a été reçu de manière valide, mais informe (« déstructuré ») par manque des dispositions spirituelles nécessaires à un plein épanchement de la grâce, peut-il lorsque l’obstacle spirituel a été par la suite enlevé porter du fruit (reviviscence) ?

À cette question, il faut répondre par l’affirmative, quoiqu’il faille distinguer ensuite pour chacun des sacrement. En effet, ce ne sont pas les dispositions morales du sujet qui produisent la grâce, mais les sacrements. En vertu de la doctrine de l’ex opere operatum, les sacrements produisent un effet immédiat qui vaut comme un « ayant droit » à la grâce :

  • trois sacrements impriment un caractère ineffaçable (baptême, confirmation, ordre) ;
  • trois autres établissent une relation morale permanente qui assure et conserve à l’âme un droit à la grâce (tant que dure la maladie, celui qui a reçu l’onction des malades a droit aux grâces sacramentelles ; de même pour la pénitence ou le mariage).

Le zèbre
extrait, 1992
elenabowie, z0SFW0qpX_I

De là, deux opinions sont à exclure :

  • l’une, qui nie la reviviscence sans établir aucune distinction entre les sacrements
  • l’autre, qui affirme la reviviscence sans établir aucune distinction entre les sacrements.

Notons que, pour l’eucharistie, la sainte communion reçue sans fruit, et surtout reçue indignement ne produit plus aucun fruit, lorsque les espèces eucharistiés n’existent plus.

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