La foi est-elle requise pour le baptême ?

dimanche 5 octobre 2014, par theopedie

En bref : Si la repentance n’est pas requise pour la validité du baptême (seule l’intention l’est), la foi et la repentance sont toutefois requises pour la fécondité du baptême pour que soit conférée la grâce baptismale. Sans la foi, le baptême est vain.

« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refuse de croire sera condamné » (Marc 16, 16). La foi est première et sans elle il est impossible de plaire à Dieu et d’être sauvé (Romains 3, 22). Et il n’est pas question ici seulement d’une foi dogmatique, mais d’une foi vive et structurée par la charité (Galates 5, 6). Seule une telle foi nous unit à Jésus (Ephésiens 3, 17) pour nous délivrer.
Que la foi sauve, Jésus l’affirme hautement (« va, ta foi t’a sauvé ») et il met la foi en sa résurrection en étroit rapport avec le baptême (Matthieu 28, 19). C’est ainsi que l’on parle du baptême comme du sacrement de la foi. Dans la liturgie solennelle du baptême, on demande ainsi de proclamer publiquement sa foi. Le baptême reçu sans la vraie foi n’opérait pas le salut et ne donnerait pas la grâce de la justification.

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Jean le Baptiste prêchant
Illustration de Gustave Doré

Rappelons toutefois qu’un tel baptême serait néanmoins valide et que, toute chose égale par ailleurs, il imprimerait dans l’âme du chrétien un sceau baptismal. Ce caractère permet de disposer l’âme à une réception ultérieure de la grâce, si le baptisé venait par la suite à avoir la foi (reviviscence sacramentelle).

La foi requise n’a pas besoin d’être parfaite. Mais il s’agit au moins d’une profession de foi suscitée par la grâce en acte : le sacrement, réponse de Dieu à la foi humaine, achève l’œuvre de justification en conférant avec la grâce sanctifiante la foi comme vertu spirituelle.

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