La confirmation est-elle une icône du Christ ?

mercredi 15 octobre 2014, par theopedie

En bref : La confirmation est une icône du Christ puisque, en étant sacré par le saint chrême, le baptisé devient un « chrétien », c’est-à-dire quelqu’un vivant de la force de l’Esprit Saint pour témoigner de l’Évangile, à l’exemple de Jésus.

La matière du rite de la confirmation est le saint chrême, l’huile sacrée avec laquelle le baptisé est oint pendant la cérémonie de confirmation. On reconnaît dans ce terme la même racine grecque que dans le terme « christ » (saint).

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Ampoule destinée à recevoir le Saint Chrème

Autrement dit, le rite de la confirmation vise à « sanctifier » et à « consacrer » un homme. Cette consécration signifie l’élection divine et cette sanctification est opérée lorsque, par cette onction, le confirmant est revêtu de la grâce et de la force de l’Esprit Saint. Tout baptisé peut dès lors être envoyé dans le monde pour être le porte-parole de l’Évangile, à l’exemple et l’imitation du Christ qui reçut la grâce apostolique lors de son baptême. C’est en ce sens-là que la confirmation est une icône du Christ qui transforme le baptisé en « chrétien » (au sens littéral du terme).

Il existe toutefois une transposition à faire : si le Christ a reçu de manière publique et officielle la grâce et son mandat apostoliques lors de son baptême, les apôtres ne les ont pas reçus lors de leur baptême mais lors de la pentecôte (Acte des Apôtres 2, 1-4). C’est ainsi que la confirmation est non seulement icône du Christ, mais aussi icône des apôtres : son rite vise à consacrer le chrétien à l’Évangile en lui faisant revivre l’expérience fondatrice que les disciples de Jésus avaient en leur temps vécue, à savoir l’accueil en eux l’âme de leur Créateur (l’Esprit Saint), leur permettant ainsi de parler avec force et fécondité.

La pentecôte
Le premier baptême dans l’Esprit Saint
Extrait d’un documentaire BBC
theopedie

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. Ac 2,1-4

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