L’onction des malades apporte-elle la guérison du corps ?

mercredi 25 mars 2015, par theopedie

En bref : L’onction des malades n’a pas pour premier effet d’apporter la guérison du corps, mais il est permis de l’espérer comme l’un de ses effets secondaires.

Le sacrement des malades
Documentaire KTOTV
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L’Église n’a cessé de voir l’onction des malades comme un moyen d’obtenir la guérison de l’âme mais aussi celle du corps. Elle l’a ainsi destinée à ceux dont on espère la guérison. Les faits répondent d’ailleurs à cette espérance : il est fréquent que l’onction reçue en pleine conscience par des malades éclairés par leur fois modifie leur état physique.

On aurait tort d’ailleurs d’imaginer que la maladie et la mort soient dépourvues de dimension psychologique et de signification morale : elles sont les conséquences du péché. Si l’homme meurt dans sa chair, c’est aussi parce que l’âme, détournée de Dieu par le péché, a perdu l’empire qu’elle exerçait sur le corps et a perdu le pouvoir de le maintenir en équilibre et de l’animer sans défaillance. La vraie cause des maladies ne réside pas tant dans les microbes et les germes que dans le manque de combativité du tissu atteint. Mais le tissu est comme démoralisé et l’édifice s’écroule lentement, faute d’un véritable pouvoir coordinateur. L’onction des malades en rendant à l’âme sa santé peut redonner à l’âme ce pouvoir, au point que la santé de l’âme rejaillisse naturellement dans la santé du corps.

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L’onction des malades

Il se peut aussi qu’avec le secours de la grâce, la maladie ou la mort ne soient plus vécues comme une épreuve, mais comme un sacrifice. La souffrance, enchaînée à l’amour, peut cesser de nourrir le désespoir et engendre la croix. Si l’onction des malades peut redonner au corps sa santé, elle peut aussi enseigner la patience et la hiérarchie des valeurs, le besoin de s’offrir à son Créateur. Faudra-t-il en ce cas contester la sagesse divine si l’onction n’a pas d’autre effet que celui d’apaiser l’âme ? Au Christ, qui a connu l’épreuve de la mort et l’a traversée, revient de disposer des rites qu’il a institués selon son bon vouloir, lui qui veut notre plus grand bien.

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