L’intention de recevoir le baptême est-elle requise pour sa validité ?

vendredi 3 octobre 2014, par theopedie

En bref : Quiconque est arrivé à l’usage de la raison ne peut être validement baptisé que s’il demande le baptême et s’il a l’intention de le recevoir.

Dieu ne veut sauver personne sinon par l’usage de sa liberté et du choix de sa propre liberté, et il a donné des médicaments en conséquence, afin que l’on soit sauvé librement et par le mérite de son libre arbitre (saint Bonaventure, II,32,1,2)

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Être baptisé pour vivre dans le Christ d’une vie nouvelle exprime le dessein libre et personnel de mourir à son péché par la pénitence et de vivre à nouveau dans la poursuite du bien en imitant Jésus. Ainsi, le baptême administré à quelqu’un malgré lui ou à son insu ou par plaisanterie sera invalide et ne conférera ni la grâce ni le caractère. Si on doute que quelqu’un en danger de mort ait l’intention nécessaire, on le baptisera sous condition.

 Contenu de l’intention

  • Il faut avoir au moins l’intention de recevoir ce que donne l’Église (ceci exclut la plaisanterie etc). Une telle intention ne suppose toutefois pas la foi : on peut avoir l’intention de recevoir ce que donne l’Église sans pour autant y croire (le baptême est alors valide, mais illicite et stérile du point de vue de la grâce)
  • La conversion religieuse (le désir de devenir chrétien) suffit.
  • La repentance commune (imparfaite) ne suffit pas.

 Qualité subjective

  • L’intention habituelle explicite suffit (par exemple, si on demande de baptême avant de devenir inconscient)
  • L’intention habituelle implicite n’est peut être pas suffisante : on baptisera sous condition et on rebaptisera plus tard encore sous condition après clarification.
  • La simple indifférence rend le baptême invalide : il faut qu’il y ait un acte positif de la volonté (un engagement personnel même minime).

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