L’intention de consacrer est-elle requise de la part du ministre ?

samedi 22 novembre 2014, par theopedie

En bref : L’intention de faire ce que fait l’Église entend faire dans l’eucharistie est nécessaire pour que le ministre consacre validement.

Cette intention du ministre consécrateur dans le sacrement de l’eucharistie est requise comme condition de validité. Traditionnellement, l’un des buts de l’épiclèse est d’ailleurs d’expliciter cette intention.

GIF - 68.6 ko
L’épiclèse sur le pain et le vin
Rite ordinaire précédant la consécration

1. Le récit des paroles de l’institution en soi ne suffit pas pour consacrer le pain et le vin : il faut encore que ces paroles soient prononcées de manière pratique et efficace. A travers ces paroles, il ne s’agit pas simplement de commémorer un sacrifice passé, mais aussi de reproduire un sacrifice présent. De ce point de vue, l’intention du ministre est requise pour que les déictiques « Ceci » réfèrent de manière actuelle au corps et au sang à travers les oblats. Certes, ces paroles par leur clarté même suggèrent que leur énonciation pratique est leur mode d’énonciation normale. Mais encore faut-il que l’intention du ministre assure la référence de cette énonciation.

2. De manière plus générale, le ministre doit par son intention se mettre au service du Christ. Ceci n’est pas propre à l’eucharistie, mais à tout sacrement : le ministre ultime de tout sacrement est Jésus, intronisé grand-prêtre pour l’éternité dans la puissance de l’Esprit. Par son intention, le ministre accepte d’être un instrument représentant le médiateur par excellence qu’est Jésus Christ.

Portfolio

Le prêtre, icône vivante de Jésus grand prêtre.

Répondre à cet article