L’évêque consécrateur peut-il être hérétique ou schismatique ?

vendredi 1er mai 2015, par theopedie

En bref : L’ordre étant un sacrement, il fonctionne ex opere operato, et ne dépend pas de l’état de grâce du ministre. A supposer que l’évêque soit lui-même validement ordonné, seule l’intention de donner ce que donne l’Église à travers une ordination est requise comme condition de validité de la part du ministre.

Ainsi, les coptes orthodoxes se sont séparés de l’Église catholique (et orthodoxe), tout en gardant l’ancien rite de l’ordination, et l’ont conservé sans modification significative : leurs ordinations sont valides.

JPEG - 125.4 ko
Tribu nestorienne
Evêque nestorien, Perse, 1910-1915

Inversement, les Anglicans, tout en ayant continué à pratiquer des ordinations, ont nié la sacramentalité de l’Ordre et ont rejeté le sacrifice eucharistique. Ils ont en conséquence gommé, dans le rite de l’ordination, tout ce qui s’y rapportait. Cette mutilation du rite catholique invalide l’intention du ministre consécrateur, car il n’a plus l’intention « de faire ce que fait l’Église », c’est-à-dire l’intention de conférer la grâce sacramentelle et le pouvoir sacerdotal. Ainsi, Léon XIII a-t-il pu dire que le rite de l’imposition des mains n’est pas en lui-même suffisant, mais que l’intention est aussi requise. Ni la succession apostolique ni les ordinations ne sont en conséquence reconnues chez les Anglicans.

Répondre à cet article