L’amour procède-t-il de la connaissance ou du désir ?

mercredi 22 juin 2016, par theopedie

L’amour est engendré par la perfection (bonum). Certes, il faut que cette perfection soit connue, et c’est pourquoi l’amour procède de la connaissance, mais ce n’est pas parce qu’elle est connue que la perfection est aimée, mais parce qu’elle est parfaite et qu’elle manifeste une plénitude d’être à laquelle tous aspire et que tous admirent. On dira ainsi que l’amour est une activité de notre désir et de nos facultés volitives, mais une activité procédant et impulsée par nos capacités cognitives appréhendant une perfection en tant que perfection.

C’est ainsi que l’amour est essentiellement une affection (immutatio en latin), c’est-à-dire une modification, une transformation profonde et originale de notre désir en face de son objet. Devant la perfection qui l’attire, les puissances affectives se trouvent altérées, elles reçoivent un choc, un déclenchement se produit en elles, elles subissent la loi de l’objet qui les attire. Le langage amoureux parle de de « cœur blessé » : le désir subit, il est saisi intérieurement et est transformé par la force d’attraction de l’objet.

P.-S.

Les articles traitant de la Charité trouvent leur source dans :

  • La somme de Théologie IIa IIae et des notes du père Noble (Revue des Jeunes)
  • Cours de théologie morale (tome 2) du père Labourdette
  • du manuel d’introduction à la théologie (théologie morale) du Saulchoir

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