Jésus Christ est-il prêtre en tant qu’homme ou en tant que Dieu ?

mardi 21 avril 2015, par theopedie

En bref : C’est dans sa propre chair que le Christ a réalisé le sacrifice qui nous réconcilie avec Dieu. C’est donc dans son humanité que Jésus Christ est prêtre.

Voici la définition que donne l’épître aux Hébreux du grand-prêtre :

Tout grand prêtre est pris parmi les hommes et établi pour les hommes en ce qui regarde le culte de Dieu : il est chargé d’offrir des oblations et des sacrifices pour les péchés(Hébreux 5, 1)

Si Jésus est prêtre, c’est donc d’abord en tant qu’homme et afin d’assurer l’office sacerdotal de médiation : réconcilier Dieu avec l’homme et d’unir l’homme à Dieu. Et, cette fonction de médiation, c’est en offrant des sacrifices de propitiation et d’action de grâces que le grand-prêtre l’accomplit. Ainsi du Christ : c’est dans sa chair qu’il a accompli son sacerdoce et dans sa chair qu’il a été conduit à la perfection par le mérite de ses souffrances.

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Statue de Jésus à Rio

D’avoir dans l’infirmité de la chair manifesté l’héroïsme de son obéissance au Père lui valut à la fois d’entrer dans la perfection de sa gloire et d’être désormais pour nous une puissance rayonnante de Salut. “Du fait qu’il a lui même souffert par l’épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés” (Hébreux 2, 18). Il est ainsi parvenu au terme de sa perfection de chef “et devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel, puisqu’il est salué par Dieu du titre de Grand-Prêtre selon l’ordre du roi Melchisédek” (Hébreux 5, 9-10). C’est ainsi qu’il est entré dans son rôle de médiateur céleste assurant aux hommes les grâces de sainteté acquises par sa médiation terrestre. (Clément Dillenschneider).

Dire que le Christ est prêtre d’abord en tant qu’homme ne revient pas à nier la singularité de son sacerdoce en tant qu’homme-Dieu. Car s’il est vrai que, ultimement, Jésus est d’origine divine, pour mesurer sa nature sacerdotale, il faut aussi le rejoindre dans sa préexistence divine. Pour le dire autrement, c’est par la puissance de sa vie immortelle (Hébreux 7, 16) et en vertu de l’union d’un sujet divin à la condition humaine et de la plénitude de grâce qui est attachée à cette union, que le Christ Jésus a été revêtu de la dignité du sacerdoce. Dès son entrée en ce monde, dès l’instant de l’incarnation où il a pris un corps consacré pour le sacrifice, Jésus a reçu, d’après l’éternel décret de Dieu en vue de notre salut, la mission sacerdotale « de réconcilier le monde avec Dieu » (2 Corinthiens 5, 19) par le sacrifice de sa vie et de son sang (Hébreux 10, 5-8). Mais il n’en reste pas moins que c’est en devenant homme que le Fils de Dieu est devenu notre grand-prêtre.

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