En quoi consiste le sacrifice céleste du Fils ?

mercredi 15 avril 2015, par theopedie

A l’encontre d’Aaron qui exerçait dans la tente de la rencontre une liturgie terrestre, le Christ accomplit dans le sanctuaire de la divinité une liturgie céleste (Hébreux 4, 14) où il offre à son Père sa résurrection pour la vie du monde.

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Jésus en habit de grand-prêtre
Illustration pour enfants de la théologie de la lettre aux Hébreux.

Dans cette liturgie céleste, il n’y a pas de sacrifice entièrement nouveau sans doute, car le sacrifice du Christ est unique et marque la fin des temps. Il n’a plus besoin d’être réitéré (Hébreux 7, 27). Mais, en tant que grand-prêtre, même dans son existence glorieuse, le Christ “doit avoir quelque chose à offrir” (Hébreux 8, 3). Il faut donc admettre que le sacrifice de la croix se prolonge dans l’humanité glorieuse du Christ en un acte sacrificiel perpétuellement agréé par le Père.

Plus précisément, on dira que le sacrifice céleste n’est plus un sacrifice d’expiation, car il n’y a expiation que par un sacrifice sanglant, lequel a été réalisé par la croix. Cette expiation et ce rachat, le Christ l’a réalisé une fois pour toute. Reste le sacrifice de glorification et d’action de grâce qui, lui, doit être éternel, et c’est ce que réalise la résurrection du Christ, acte sans cesse renouvelé par le Père en son Fils, et par lequel le Père est glorifié en son Fils.

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