En bref, qu’est ce que le baptême ?

jeudi 25 juillet 2013, par theopedie

Le baptême est le rite d’immersion par lequel on devient officiellement chrétien. De même qu’on ne peut devenir qu’une seule fois chrétien, on ne peut être baptisé qu’une seule fois. Le rite principal du baptême consiste à plonger le chrétien dans l’eau, ou au moins son front, en disant : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Cette formule remonte à Jésus lui-même :

Allez et de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt28,19-20)

 Signification du baptême

Wade in the water
Harmonizing Four (Gospel)
  • Le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont les trois dimensions du Créateur pour un chrétien. On parle alors de « trinité » : un seul Dieu en trois dimensions. Dieu est en effet son propre père, son propre fils et sa propre vie.
  • Le terme de baptême est une translittération d’un terme grec βαπτισμός qui veut dire immersion. Puisqu’il s’agit d’une immersion sacrée, on peut encore le traduire par ablution.
  • Le « nom », dans la pensée sémite, désigne non seulement le nom de quelque chose mais aussi la réalité que ce nom désigne. Il désigne la personne entière. Enfin, la préposition εἰς « Au » peut être comprise ainsi : « Dans ».
Le baptême en trois questions
P. Étienne Givelet
DioceseParis

Au total, la formule du baptême se comprend de la manière suivante : « Je t’immerge dans le Créateur, qui est Père, Fils et Esprit-Saint ». Autrement dit, en décidant de se faire baptiser, un homme décide de changer de vie et de se consacrer à Dieu. Désormais, il s’agira pour lui de vivre avec Dieu (le Fils), de vivre de Dieu (l’Esprit-Saint) et de vivre pour Dieu (le Père). Pour ce faire, il reçoit au cours du baptême une force particulière de Dieu (« la grâce ») qui fait de lui le fils du Très Haut. Cette grâce est symbolisée par l’eau que l’on répand sur le front du baptisé. Cette grâce est d’ailleurs ce qui constitue le baptême proprement dit : le rite et la formule n’étant là que pour exprimer et rendre officiel le don de cette grâce invisible et intime.

 Une icône vivante

Le baptême est un sacrement, c’est-à-dire une icône vivante de Jésus. Ou, pour le dire autrement : se faire baptiser, c’est revivre la même expérience que celle de Jésus. Jésus avait en effet été lui-même baptisé par Jean le baptiste, et ce qui s’était alors passé est revécu à chaque baptême.

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L’ablution (baptême) de Jésus
Jésus a la révélation du paradis.
Peinture de Giotto

Jésus avait entendu une voix venant du paradis et disant : « Celui-ci est mon fils bien-aimé ». De la même manière, lorsqu’un chrétien est baptisé, il devient adopté par Dieu qui, dès lors, le considère comme son propre fils. Il fait alors partie de la « grande famille des enfants de Dieu », terme par lequel les chrétiens désignent l’Église.
Au cours de son baptême, l’Esprit Saint était descendu sur Jésus. De la même manière, à chaque baptême, la grâce descend dans l’âme du baptisé pour lui faire partager l’amour et la force de Dieu. Entre le baptême d’un chrétien et celui de Jésus, il existe toutefois deux différences :

  • Jésus était dès sa conception le fils du Créateur car c’était Dieu le créateur qui l’avait fait susciter dans le sein de Marie sa mère. Un chrétien est, quant à lui, un fils adoptif : il ne naît pas fils de Dieu mais il le devient. On devient fils de Dieu en acceptant de répondre à l’appel de Dieu et en lui obéissant comme un fils soumis, c’est-à-dire en accomplissant sa volonté. Le baptême est en quelque sorte le moment où Dieu et un homme signent ce contrat d’adoption. Être fils de Dieu, cela veut aussi dire : avoir part à son amour paternel et à son soutien indéfectible.
  • Pour un chrétien, le baptême est associé à une démarche spirituelle de repentance et de purification. Il est autant immersion qu’ablution : de même que l’eau lave le corps, la grâce lave l’âme de tous ses anciens méfaits (les « péchés »). L’âme est, pour ainsi dire, recréée. On parle encore de « renaissance spirituelle ». Jésus, lui, n’avait pas commis de méfaits. Pour lui, le baptême avait donc une autre signification : celle de mourir et de donner sa vie pour que les méfaits des autres soient pardonnés.

Documents joints

  • Le Baptème (Youtube – 168 octets)

    Reportage de KTOTV

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